La censure s’applique sur WeChat et YY, les alternatives chinoises de WhatsApp et YouTube.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement chinois a recours à ce genre de pratiques. Par le passé, la Chine avait déjà censuré certains mots ou expressions sur les réseaux sociaux qui pouvaient porter atteinte à l’image du gouvernement. Une politique qui se répète avec le coronavirus.

Selon un rapport de Citizen Lab, l’application de messagerie WeChat et la plateforme de vidéos YY censurent les messages faisant référence au coronavirus. Les messages critiques envers le gouvernement chinois et la manière dont il gère l’épidémie sont autant censurés que les messages neutres d’information. Les références au DR Li Wenliang, le médecin qui a tiré en premier la sonnette l’alarme concernant le virus, sont également censurées.

Sur WeChat, le plus grand réseau social du pays, l’expéditeur a l’impression que ses messages ont bien été transmis, alors qu’en réalité, le destinataire ne reçoit aucun des messages suspects, comme le montre la capture d’écran ci-dessous.

Crédit : Citizen Lab

Si l’application n’appartient pas au gouvernement chinois, on peut facilement imaginer qu’elle est contrainte de respecter la réglementation du gouvernement chinois. Les autorités locales ont des accès privilégiés à ce qu’il se passe sur la toile et les réseaux sociaux.

La censure serait effective depuis le mois de janvier. La liste des mots clés interdits ne ferait qu’augmenter depuis lors.

Difficile de savoir si la censure se limite à la version chinoise de l’app ou si l’ensemble des utilisateurs en dehors de la Chine sont impactés par cette politique.