L’engin serait capable de parcourir une distance de 160 kilomètres sans recharge.

La startup américaine Kitty Hawk vient de dévoiler son nouvel avion à décollage vertical, l’Heaviside. Après le Flyer et le Cora, la startup financée par le cofondateur de Google, Larry Page, continue ses expérimentations pour proposer un engin volant moins bruyant et plus flexible qu’un hélicoptère.

L’Heaviside est un aéronef électrique à décollage et atterrissage verticaux, une approche qui lui permet de pouvoir se dispenser d’une piste pour s’envoler ou se poser. Pensé pour une utilisation urbaine et “grand public”, l’engin devrait être capable de réaliser des trajets sans l’intervention d’un pilote. Une bonne chose pour l’appareil qui ne dispose que d’une seule place. Le petit avion repose essentiellement sur ses calculateurs de vol pour se déplacer.

Peu silencieux, pensé pour la ville

D’une envergure de seulement 6 mètres, le nouveau projet de Kitty Hawk a de quoi concurrencer les hélicoptères, malgré son nombre de places limité.

L’engin n’émet que 38 dBA à 1500 pieds contre 60 dBA pour un hélicoptère. Au moment du décollage, les deux appareils atteignent les 80 dBA – 88 dBA pour l’hélicoptère -, mais le bruit qu’émet l’aéronef ne dure qu’une dizaine de secondes contrairement à l’hélicoptère. Dans son cas, le bruit dure plusieurs minutes.

Avec sa petite taille et une nuisance sonore limitée, l’Heaviside veut se positionner en tant que moyen de transport urbain. Grâce à son décollage et son atterrissage verticaux, l’engin n’a pas besoin de piste pour s’envoler. Il pourrait donc parfaitement trouver sa place en ville.

Selon Kitty Hawk, l’engin peut facilement relier San José à San Francisco en seulement 15 minutes, soit une distance approximative de 80 km, en consommant moitié moins d’énergie qu’une voiture.

Un projet pour le commun des mortels 

«Notre idée, c’est que nous voulons que ces appareils soient socialement acceptables par le plus grand nombre. Les hélicoptères ne le sont pas : ils sont réservés aux riches et ils font du bruit », a déclaré Sebastian Thrun, CEO de la startup, à TechCrunch. De plus, le fait que l’appareil soit autonome permet de pouvoir s’adresser à davantage de personnes qui ne disposent pas forcément d’une licence de pilote.

Pour l’instant, le projet est encore en phase de développement et reste encore fort mystérieux, mais Kitty Hawk devrait en dévoiler davantage dans les mois à venir.

Si le nombre de projets de l’entreprise a explosé ces dernières années, la startup relativise, évoquant un “marché de niche” pour ses débuts.