Ils ne font ni partie de l’écurie Marvel ni de la maison DC et, pourtant, ils ressemblent à s’y méprendre aux membres des Avengers et de la Justice League. Eux, ce sont les « Sept », des super-héros appartenant à une multinationale, bien moins lisses que les Captain America et autres Aquaman dévoués au bien. Issu de l’imagination de Garth Ennis (Preacher), The Boys fait actuellement son petit effet sur Amazon par le biais de son adaptation en série. Petit tour d’horizon de cette sensation venue d’un comics pas comme les autres.

Un projet annulé de l’écurie DC

A ses débuts dans le petit monde des comics, The Boys a été très critiqué pour son approche très sombre de l’univers des superhéros. En effet dans The Boys, les super-héros, familièrement appelés les « supers » sont pour la plupart des individus corrompus, voire des criminels, et les plus connus d’entre eux forment les « Sept » sous la direction de l’entreprise d’armement Vought-American Consolidated qui produit un sérum donnant des super-pouvoirs.

Publié par WildStorm, une branche de DC Comics, la bande-dessinée n’aurait pas vraiment généré l’enthousiasme de la maison-mère, qui n’était pas très fan du message antihéro.

Après son annulation, Dynamite Entertainment a récupéré les droits de la franchise et relancé la série. Selon son créateur, l’annulation du projet chez DC est la meilleure chose qui ait pu arriver à The Boys. Sans cette annulation, le projet aurait sans doute pris une direction très différente.

Un dessin du créateur au premier plan

The Boys Darick Robertson

Les premiers comics The Boys sont dessinés par Darick Robertson, qui a aussi travaillé chez DC sur Justice League et Marvel, sur Wolverine et Spider-Man. Avant de créer The Boys avec Garth Ennis, les deux hommes s’étaient déjà fait remarquer avec le subversif Transmetropolitan.

Ennis et Robertson ont tous deux participé à l’adaptation de The Boys, étant tous deux crédités comme scénaristes et co-producteurs du show. Mais ce n’est pas tout, puisque c’est un dessin de Robertson qui fait office de tout premier plan de la série. Sur celui-ci, on retrouve les « Sept » originaux avant que l’image ne disparaisse pour former une mosaïque du logo Vought Studios, sous forme de clin d’œil au logo Marvel Studios.

Des détournements de presque tous les super-héros

Les Sept sont directement inspirés de la Justice League of America qui a elle aussi débuté avec sept membres. Mais les caractéristiques physiques ainsi que les capacités des super-héros sont autant reprises des personnages de DC que de Marvel.

Nous trouvons entre autres Homelander (le Protecteur) qui est un mélange entre Superman et Captain America, Queen Maeve qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Wonder Woman, A-Train qui a les mêmes aptitudes que The Flash et The Deep est une variante d’Aquaman. Dans les comics, il y a aussi Tek-Knight, un membre des Revengeurs, qui est un mélange de Batman et d’Iron Man. Ce sont les emprunts et clins d’œil les plus évidents, ceux-ci étant légion dans The Boys, méritant presque à eux seuls une encyclopédie.

Simon Pegg a inspiré le personnage de Hughie

Hughie Simon Pegg

Pour créer le personnage de Hughie, qui rejoint les Boys au début de la série, le dessinateur Darick Robertson s’est inspiré des traits de l’acteur Simon Pegg (Shaun of the Dead, Star Trek) sans lui demander son autorisation.

Fan du travail de Robertson et Ennis, le comédien a écrit une introduction amusante à ce sujet dans l’une des éditions de la bande dessinée et, cerise sur le gâteau, a obtenu le rôle du père de Hughie dans la série.

Un passage trop hot pour Amazon ?

Herogasm

La bande dessinée The Boys va parfois très loin dans la violence, le trash et le sexe. Les volumes intitulés Herogasm, qui ont été publiés sous forme de spin-off, sont même à la limite du pornographique lorsque les super-héros sont envoyés en team building sur une île paradisiaque où leur sont offerts les services de prostituées et de gigolos.

Une véritable orgie que l’on imagine difficile à retranscrire dans une série télé, aussi subversive soit-elle. Pourtant, le showrunner Eric Kripke, qui a signé pour une seconde saison, a déclaré lors d’une session de questions-réponses sur Reddit qu’il avait trouvé le moyen de tourner Herogasm sans tomber dans le porno hardcore durant 1h. Cependant, cela se fera à l’occasion de la 3e saison, si Amazon accepte de poursuivre la série jusque-là, bien entendu.