Le très populaire réseau social fait l’objet d’une importante arnaque. De nombreuses publications sponsorisées font la promotion d’un concept très alléchant qui propose aux utilisateurs d’être payés pour regarder des films et des séries. Un concept qui parait trop beau pour être vrai et c’est le cas.

Après avoir ciblé la France fin juillet, l’arnaque Facebook s’attaque aux internautes belges. Celle-ci est particulièrement bien faite et se montre très alléchante puisqu’elle propose un concept révolutionnaire débarqué tout droit des États-Unis : regarder des films et séries toute la journée et être rémunéré pour le faire. Le rêve pour beaucoup de cinéphiles et amateurs de séries. Malheureusement, il s’agit bel et bien d’une arnaque.

Les références à ce « métier de rêve » sont nombreuses sur le réseau social et dure depuis plusieurs jours, Le Soir avait déjà alerté ses lecteurs au début du mois d’août. En effet, plusieurs pages Facebook en font la promotion via des publications sponsorisées. Le message est toujours le même : « imaginez être payé pour regarde des films et des séries…. C’est ce que propose ce nouveau site venu tout droit des USA et qui vient de débarquer en Belgique », le tout renforcé par une multitude d’émojis.

Capture d’écran Facebook

La description est effectivement accrocheuse, mais le doute persiste. Dirigeons-nous vers les commentaires pour voir les réactions. On y retrouve un nombre important de messages positifs « j’utilise ce nouveau service depuis 2 jours et rien à dire parfait », « je confirme que c’est génial et qu’ils rémunèrent quand tu matte film ou série, 185 € de gains pour ma part déjà payé par virement », « j’ai été payé 17 €», etc. Des retours qui laissent effectivement penser que l’offre est bien réelle.

Capture d’écran Facebook

Tout ça a attisé notre curiosité, nous suivons donc le lien de l’article pour en lire un peu plus sur ce job de rêve. L’illusion est parfaite, le site sur lequel on atterrit copie tous les codes d’un média en ligne. On y retrouve un titre, un chapô, une photo des « créateurs », mais aussi différentes rubriques telles que sport, politique, santé, etc. Le nom du site renforce cette idée de site d’information, « Be News », soit l’actualité pour la Belgique.

L’article est très vendeur, on y découvre l’histoire du concept, les créateurs, les sommes gagnés par les 4 millions d’utilisateurs, etc. Tout est fait pour rassurer l’internaute. Pourtant, de nombreux indices peuvent mettre la puce à l’oreille.

Une arnaque bien rodée

En cliquant sur n’importe quel lien – les rubriques, les commentaires, les autres articles affichés sur le côté, les icônes de partage et même l’accueil –, le site nous renvoie à la page d’inscription pour le service. De plus, l’article contient trois énormes encadrés nous incitant à nous inscrire. Les étapes à suivre sont d’ailleurs expliquées. Et évidemment, aucune information pour contacter l’éditeur du site ne se trouve en fin de page. Dernier indice : à aucun moment l’article donne le nom du service.

On devient méfiant, mais on est tout de même séduit par le concept donc on se rend sur la page pour s’inscrire. Celle-ci parait encore une fois parfaitement normale ; quelques phrases pour nous convaincre, un tarif correct – avant d’être rémunéré, il faut préalablement s’abonner au service pour 9,99 € par mois – et pour rassurer les plus indécis, il est également indiqué que le service est sans engagement, l’abonnement peut être annulé à tout moment et le premier mois est gratuit. L’arnaque reprend tous les codes de Netflix.

Tout est fait pour nous duper. La page affiche même des conditions d’utilisations et sa politique de traitements des données.

Convaincus, nous cliquons sur le lien pour nous inscrire et là, sans nous expliquer comment et pourquoi un tel service existe, le site nous demande nos informations bancaires et données personnelles. Une fois les données enregistrées, les personnes à l’origine de cette arnaque n’ont plus qu’à se servir.

À en croire la presse française, l’arnaque sévirait depuis plusieurs semaines. Contacté par Le Parisien, Facebook France n’a pas souhaité commenté l’arnaque pourtant le réseau social être bien rémunéré dans cette affaire puisqu’il s’agit de publications sponsorisés.