Selon une nouvelle étude réalisée par un institut indépendant et relayée par SkyNews, les caméras de surveillance actuellement en test dans la capitale anglaise commettraient 81% de correspondances erronées.

Ce système de caméra de reconnaissance faciale a été mis en place afin d’aider les autorités à repérer des suspects et criminel dans les rues de Londres. Or, avec un tel taux d’erreurs, la population est en droit de se demander si ce système a une vraie utilité.

Pour les auteurs de l’étude indépendante commandée par Scotland Yard (le service de police de Londres), les chiffres auxquels ils sont arrivés devraient signer le retrait de ces caméras de surveillance qui, de toute évidence, ne fonctionnent pas correctement. Ils estiment que, étant donné le taux important d’erreurs, le système pourrait être jugé d’illégal s’il se retrouvait devant un tribunal.

L’étude réalisée par l’Université d’Essex a mis les caméras de reconnaissance faciale à l’épreuve à travers 10 essais. Sur les 42 correspondances établies par le système, seulement 19 % étaient correctes.

De son côté, la police londonienne affirme que le système fonctionne avec un taux d’erreur d’environ 0,1%. La différence très importante serait que les deux analyses ne reposent pas sur les mêmes mesures. Pour vérifier la fiabilité du système de reconnaissance faciale, la police londonienne se base sur le nombre de correspondances en fonction du nombre total de visages analysés.

Évidemment, depuis la publication des résultats de l’étude, les chercheurs et la police londonienne s’attaquent mutuellement et chacun défend ses propres résultats. La police remet en cause la partialité de l’étude.

Bien que le système ne soit encore qu’en phase de test, la population londonienne ne semble pas très encline à la mise en place définitive de ces caméras de reconnaissance faciale, surtout avec un taux d’erreurs si important.

En 2017, à Cardiff, les autorités avaient eu recours à la reconnaissance faciale lors de la finale de la Ligue des Champions. Or, sur les 2470 correspondances faciales relevées, 92% d’entre elles s’étaient révélées être de faux positifs.