Dans une époque résolument orientée vers le monde, il n’est pas étonnant de voir de plus en plus de personnes faire leurs achats en ligne, à l’étranger. Parfois même sans s’en rendre compte et sans penser aux frais de douane. Le consommateur se retrouve alors avec une note très salée qui peut lui faire regretter son achat.

Selon Retis, le cabinet d’experts spécialisé dans l’e-commerce, 60 % des Belges avaient acheté au moins une fois sur internet, en 2017. Selon Comeos, nous dépenserions en moyenne 2.292€ par an et par ménage sur l’e-commerce. Toujours selon l’enquête, le Belge achèterait davantage de produits venant de l’étranger. Jusqu’à 15% des achats seraient même réalisés en dehors de l’Europe.

Ceux qui achètent en dehors de l’Europe s’exposent toutefois à une taxe d’importation, les fameux frais de douane.

Protéger et lutter contre la fraude

La douane est chargée de protéger la société et de promouvoir le commerce international en se chargeant de la gestion des frontières extérieures“, peut-on lire sur le site du SPF Finances. La douane protège les intérêts financiers des États membres et les protège contre le commerce déloyal et illicite. Un projet louable, donc, mais qui ne plaît pas forcément aux consommateurs à qui l’on annonce qu’un colis est bloqué à la douane.

Tous les achats réalisés en dehors de l’UE ne sont cependant pas concernés par ces frais. Ce n’est que pour les achats à partir de 150€ que le consommateur doit s’acquitter de ce droit à l’importation. Entre 21 et 150€, le consommateur ne doit payer que la TVA de 21 %, mais celle-ci s’applique aussi sur les frais de port, qui viennent s’additionner au coût de l’achat. La facture peut donc très vite grimper.

Contre l’intérêt du consommateur

S’ils protègent donc les états membres de la concurrence (parfois déloyale) des pays émergents, les frais de douane n’en restent pas moins très contraignants pour les consommateurs qui n’ont pas d’autre solution que de passer par l’import pour commander un jeu sorti uniquement à l’étranger, une statuette collector, un smartphone ou un objet de collection.

Ceux qui achètent régulièrement sur des sites d’import ou de collection vous le diront : il existe de nombreuses méthodes pour court-circuiter la douane, que ce soit en diminuant volontairement la valeur déclarée de l’objet ou en divisant son achat en plusieurs colis. Ainsi, il est beaucoup plus intéressant par exemple de se faire livrer 5 jeux séparément plutôt que dans un seul paquet… D’une certaine façon, les frais de douane entrainent donc des dérives qui ont parfois des effets désastreux sur l’environnement.