Au-delà de son nombre d’abonnés, la popularité de Netflix peut se mesurer par le trafic internet qu’il représente dans un pays. Chez nos voisins français, fin 2018, l’utilisation du service de streaming représentait 23 % de l’usage internet.

L’année dernière, les abonnés Netflix accaparaient donc presqu’un quart du trafic internet pour profiter de leurs séries et films préférés. Un chiffre impressionnant qui l’est d’autant plus lorsqu’on le compare à celui de l’année précédente. En 2017, Netflix représentait « seulement »14% du trafic internet en France. En an un, le grignotage de la bande passante par Netflix est donc passé de 14 à 23%, une augmentation impressionnante.

L’explication viendrait tout simplement du nombre d’abonnés que compte Netflix en France. Plus de 5 millions de Français profitent du catalogue du service de streaming. Avec ses 139 millions d’abonnés payants, Netflix représentait 15% du trafic mondial d’Internet.

Le rapport de l’Arcep, le régulateur des télécoms français, révèle également que plus de la moitié du trafic internet généré l’année dernière était occupé par 4 fournisseurs de contenus américains ; Netflix, Google, Facebook et un réseau de diffusion de contenu (Akamai) sur lequel transitent Apple et Microsoft.

Une utilisation qui inquiète le président de l’Arcep, Sébastien Soriano, qui explique à 01Net que « les « big tech » sont en train de se doter d’avantages structurels avec une maîtrise de plus en plus forte de leurs infrastructures comme des câbles sous-marins ou la possibilité d’installer des serveurs chez les opérateurs. Pouvoir se déployer à cette échelle n’est pas donné à tout le monde. Cela leur permet de distancer les autres ».

L’Arcep aimerait donc réguler la présence de ses fournisseurs, afin d’éviter que l’émergence d’acteurs plus petits ne soit pas compromise.