Lorsqu’on parle de cyberattaques, on a tendance à imaginer des pirates provenant de pays en développement, d’Asie ou encore de la Russie, mais en réalité ces présupposés ne semblent pas se confirmer. En tout cas, pas dans le cas de cyberattaques ciblant des entreprises.  

Selon une étude, les pays où on enregistre le plus la source de cyberattaques ne seraient pas ceux auxquels on pense. En effet, le département de sécurité du groupe NTT, spécialisé dans la collecte et l’analyse de données d’entreprises du monde entier relatives à la sécurité et aux attaques informatiques, vient de publier le résultat 2019 de son rapport mondial sur les menaces informatiques (GTIR). Il en ressort que la France fait partie des pays enregistrant le plus de lancements de cyberattaques.

Au niveau mondial, elle est la quatrième source de cyberattaques si on se fie à leur adresse IP. Dans le top 3, on retrouve en première position les États-Unis qui enregistrent 22% des provenances des attaques informatiques, suivis par la Chine avec 13% et le Japon avec 6%. Quant à la France, le pays représente 5% des origines de cyberattaques.

Elle gagne une place sur le classement EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), avec 9% des attaques lancées.

La raison à cela est simple, la France dispose de services et de connexion Internet de bonne qualité ce qui permet aux hackers de sévir dans de « bonnes conditions » contre les entreprises. La NTT Security précise que les attaques informatiques en provenance de la France représentaient « une grande partie de l’activité ciblant les organisations était liée aux attaques d’applications spécifiques, aux activités de reconnaissance et aux attaques d’applications Web ».