Après le scandale des élections américaines de 2016 et tous les autres liés à la sécurité des données de ses utilisateurs, Facebook tente de redorer son image. Dans le cadre des Élections européennes, le célèbre réseau social annonce la mise en place d’une cellule de crise censée lutter contre la désinformation et les tentatives d’ingérence.

Le 26 mai prochain auront lieu les élections du Parlement européen. En attendant ce rendez-clé, la période préélectorale va être l’occasion pour de nombreux internautes de partager volontairement ou non des informations erronées ou fausses en vue d’influencer les votes des citoyens européens. Afin d’endiguer ce phénomène, Facebook annonce la mise en place d’une cellule de crise comme il l’avait fait lors des élections américaines, brésiliennes et indiennes.

La cellule constituée d’une quarantaine de personnes se trouve en Europe, au sein du siège irlandais du réseau social (Dublin) et restera ouverte jusqu’à la fin des élections européennes. En plus de lutter contre la diffusion de fautes informations, la « war room » aura pour objectif de lutter contre les faux comptes et les possibles ingérences durant les élections.

Malheureusement, Facebook se montre tout de même assez discret sur le fonctionnement et les actions réelles mises en place dans cette cellule. Facebook a simplement précisé que les personnes réquisitionnées pour cette mission – des ingénieurs, modérateurs et analystes de données – passeront en revue les contenus signalés par les utilisateurs, mais des algorithmes pourront également signaler des contenus suspects.

Chaque pays de l’Union européenne, ainsi que les 24 langues officielles sont représentés au sein de la cellule de crise.

Depuis les élections américaines de 2016 où Facebook avait été accusé d’être resté inactif face à la propagation de fake news sur sa plateforme, le réseau social a pris des mesures, notamment à l’approche d’élections politiques et dans la lutte contre les faux comptes dédiés à la propagande ou à la diffusion de fake news.