Une nouvelle étude vient d’être exposée en comparant l’alcool et l’usage du téléphone au volant. Résultat, les addicts au smartphone sont plus dangereux que les conducteurs alcoolisés. 

Cette étude montre également que les accros du smartphone ignoreraient la route pendant 28% de leurs temps de trajet. Ils seraient 50% de temps de plus sur la route et passeraient 3 fois plus de temps à utiliser leur téléphone que la population générale aux États-Unis.

Une partie du problème est que 90% des personnes fautives prétendent conduire de manières sécurisées. De plus, 47% d’entre eux utilisent leur smartphone plus de 10% du temps passé derrière le volant.

Les scientifiques de Zendrive ont même découvert que conduire en utilisant son mobile reviendrait à conduire comme une personne en état d’ivresse.Cela reviendra à dépasser la limite l’égale aux USA qui est de 0,8 g/l. En comparaison le taux légal d’alcoolémie est de 0,5 g/l en Belgique ou en France.

Les scientifiques citent également l’étude d’une fondation américaine de sécurité routière qui indique que le pic de circulation des personnes dépassant le taux légal d’alcoolémie est entre minuit et 3 heures du matin. Tandis que la plage de circulation des “drogués” du mobile se situe plutôt entre 7 heures et 18 heures.

Ces conducteurs distraits sont donc une menace plus importante que les conducteurs conduisant sous l’emprise de l’alcool. Toutefois ces comparaisons sont purement scientifiques et ne banalisent en rien le risque de la conduite sous les effets de l’alcool.

Les scientifiques à l’origine de cette constatation ont accumulé et analysé 257 milliards de kilomètres de navigation pour en arriver à ces conclusions qui sont parfois dramatiques. l’an dernier, 6.227 piétons ont perdu la vie, aux  États-Unis, dans un accident impliquant l’usage d’un smartphone.

Leurs recommandations suggèrent notamment le paramétrage en mode “ne pas déranger” du téléphone avant toute prise du volant, ce qui évite d’être tenté de réagir à la suite d’une notification.