La prochaine norme de sécurisation d’un compte pourrait bien être l’empreinte vocale. C’est en tout cas ce que prétend la société Nuance qui propose justement un système d’authentification biométrique vocale.

Aujourd’hui, la norme de sécurité semble se diriger vers la reconnaissance digitale et faciale. On les retrouve d’ailleurs sur différents appareils, que ça soit sur smartphone, tablette ou ordinateur. Mais une autre solution pourrait s’avérer beaucoup plus sécuritaire : la reconnaissance vocale.

La société américaine Nuance, spécialisée dans la reconnaissance vocale, tente d’ailleurs de faire connaitre cette technologie. Répondant aux questions de nos confrères de France Info, Brett Beranek, responsable de la biométrie et de la sécurité chez Nuance, indique que chaque voix est unique et qu’elle pourrait parfaitement être utilisée pour sécuriser un compte, un ordinateur ou tout autre objet nécessitant d’être protégé. Des louanges qu’on a déjà louées à la reconnaissance digitale et faciale pourtant. 

Le responsable indique que le système développé chez Nuance est capable d’identifier une voix comme étant celle liée à un compte grâce à des algorithmes. Le système pourrait d’ailleurs distinguer la vraie voix du propriétaire d’une voix enregistrée ou même d’une voix synthétique.

Selon Brett Beranek, la reconnaissance vocale serait d’autant plus fiable que la version digitale ou faciale. Il est vrai que plusieurs cas de failles ont déjà été répertoriés concernant la reconnaissance faciale notamment avec des masques et des jumeaux. 

Le système de Nuance est d’ailleurs déjà utilisé dans plusieurs institutions, notamment dans certaines banques – dont l’enseigne néerlandaise ING – et entreprises de télécommunications. « Cela permet d’identifier rapidement et de manière sûre les clients qui entrent en contact avec l’entreprise », indique-t-il.

Brett Beranek souligne également que son système de reconnaissance vocale permet d’authentifier des escrocs, car celui-ci compare les voix enregistrées à une base de données de fraudeurs connus.

Si la reconnaissance vocale est véritablement le moyen de protection de compte de demain, il faudra certainement attendre encore quelques années avant qu’elle ne devienne la norme. Par ailleurs, bien que d’autres solutions de verrouillage aient vu le jour et se soient déployées depuis quelques années – reconnaissance digitale et faciale, notamment -, les mots de passe traditionnels restent encore très ancrés dans la pratique.

Enfin, l’enregistrement vocal pose aussi des questions juridiques. Il faudrait peut-être qu’un encadrement légal autour de cette question voie le jour avant que la reconnaissance vocale ne soit proposée en Belgique.