Après avoir été incarné en chair et en os par Tobey Maguire, Andrew Garfield et Tom Holland, le célèbre tisseur fait cette fois un détour par la case animée pour les besoins de Spider-Man : New Generation (Spider-Man : into the Spider-Verse en v.o.). Un film à part dans la carrière cinématographique du super-héros, qui mérite amplement que l’on s’y attarde.

Plusieurs Spider-Man pour le prix d’un

Spider-Man New Generation

Dans Spider-Man : New Generation, il n’y a pas que Peter Parker qui endosse le costume de l’Araignée. Le long métrage met en effet en scène le jeune Miles Morales qui va découvrir le Spider-Verse, c’est-à-dire un univers parallèle où évoluent plusieurs versions du super-héros.

Le traditionnel Peter Parker (ici plus âgé) côtoie ainsi l’afro-américain/portoricain Miles Morales, l’héroïne Spider-Gwen, Spider-Man noir (qui bénéficie de la voix de Nicolas Cage en v.o.), la très manga Peni Parker (qui utilise une sorte de mécha) et même un Spider-Cochon très cartoon. Si la présence de ce dernier évoquera à beaucoup de spectateurs le film des Simpson, Spider-Cochon est en réalité apparu pour la première fois en 1983 au sein des comics Marvel.

Trois réalisateurs à la barre

Spider-Man into the Spider-Verse

Outre la présence du tandem Phil Lord – Chris Miller au scénario et à la production (on leur doit La Grande Aventure LEGO), le film bénéficie des talents combinés d’animateurs ayant travaillés sur les films Monstres contre Aliens, Le Chat Potté ou encore Les Cinq légendes.

Deux réalisateurs spécialistes en animation se partagent ainsi la direction : Bob Persichetti (qui a fait ses débuts chez Disney, notamment sur Hercules et Mulan) et Peter Ramsey (qui a réalisé en solo Les Cinq légendes), rejoints par Rodney Rothman qui est quant à lui plus habitué à la télévision et aux films live action (il a longtemps prêté sa plume au Late Show with David Letterman et a signé le scénario de 22 Jump Street).

Un film pour représenter les minorités

Spider-Man Miles Morales

Miles Morales, le héros principal de Spider-Man : New Generation, est un afro-américain d’origine portoricaine. Vivant à Brooklyn, son approche est différente de Peter Parker qui vient quant à lui du Queens. Shameik Moore, l’acteur qui prête sa voix au personnage, est fier d’incarner cette figure qui représente à ses yeux toutes les minorités américaines.

« C’est fantastique pour les jeunes Américains d’aujourd’hui d’avoir un Spider-Man noir car cela leur donne la force de croire en leur destinée, de croire que tout est possible. Et puis, souvenez-vous, nous avons eu un Président noir…alors maintenant un Spider-Man noir, c’est une évolution normale et naturelle. J’espère que ce film va réveiller et inspirer toutes les minorités américaines et de par le monde ! », se réjouit le comédien.

Miles Morales n’est cependant pas tout nouveau. Il est apparu pour la première fois en 2011 dans l’univers Marvel Comics. Il est également apparu dans plusieurs épisodes de la série Ultimate Spider-Man. Il s’agit même d’un personnage jouable dans le tout récent jeu d’Insomniac Games.

Un Caïd à la tête du crime

Spider-Man Green Goblin

Tout comme il contient plusieurs versions du tisseur, Spider-Man : New Generation contient également plusieurs super-vilains. On y trouve, en vrac : le Bouffon vert (l’ennemi-juré de Spider-Man), le Scorpion (qui a reçu suite à une expérimentation les gènes de l’arachnide au dard venimeux), Le Rôdeur (qui s’impose comme un acrobate pourvu d’un costume spécial) ou encore le Dr Octopus (brillant inventeur capable de contrôler quatre tentacules mécaniques que l’on a pu voir dans Spider-Man 2 de Sam Raimi).

Mais tous sont contrôlés par Le Caïd aka Wilson Fisk, célèbre gangster présent dans la série Daredevil, qui est le chef de la pègre à New York. Il ne possède pas de super-pouvoir mais sa force colossale et son réseau criminel tentaculaire en font un ennemi redoutable.

Une technique d’animation inédite

Spider-Man New Generation

L’esthétique particulière du film mêle des images de synthèse et des techniques qui rappellent l’animation traditionnelle, avec notamment la présence d’onomatopées dignes d’une planche de BD. Le rendu global évoque davantage un comic book animé qu’un film d’animation en 3D, avec une colorisation et des jeux de lumière très soignés.

Les créateurs tenaient absolument à cette esthétique particulière, qui rend hommage à d’illustres animateurs de l’ancienne école, Chuck Jones en tête (le créateur des Looney Tunes), tout en permettant des mouvements de caméra et des scènes d’action plus folles et inventives que ce que l’on peut trouver dans une production live-action.

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