À 56 ans, Jeffrey Berns est devenu multimillionnaire grâce à la vente d’ether, une cryptomonnaie, peu avant son effondrement. L’avocat de formation vient de s’offrir une parcelle de terrain dans le désert du Nevada sur laquelle il projette d’ériger une ville, et pas n’importe laquelle, une cité fonctionnant autour de la technologie de la blockchain.

Jeffrey Berns n’est pas le premier homme a vouloir profiter des bénéfices de la blockchain, il reconnaît d’ailleurs avoir sélectionné le Nevada pour son absence d’imposition sur les revenus. Il se différencie en revanche d’autres excentriques qui l’ont précédé, n’hésitant pas à investir son propre argent, d’après le New York Times.

L’homme affirme avoir déjà dépensé plus de 300 millions de dollars pour son projet fou : bâtir une ville entièrement connectée sur fond de blockchain. Sa dernière acquisition en date et pas des moindres : une parcelle de 270 kilomètres carrés dans le désert du Nevada.

Redonner le pouvoir aux habitants

C’est sur ce lopin de terre que le multimillionnaire veut construire une ville avec ses maisons, ses écoles, des centres commerciaux, un campus de recherche, un espace dédié au jeu vidéo et pas la moindre banque. C’est là l’essence même du projet de Berns : replacer le pouvoir entre les mains des habitants tout en gardant le contrôle de leurs données personnelles.

Prenant un risque énorme, l’homme ne veut pas devenir plus riche mais promet de céder son pouvoir décisionnel ainsi que 90% des revenus générés par cette ville 3.0 à une entreprise composée par les résidents, les employés et les futurs investisseurs. Cette structure, Jeffrey Berns le surnomme “entité collaborative distribuée”.

Pour l’heure, l’endroit n’est rien de plus qu’un immense terrain occupé par un seul immeuble réaménagé par Blockchains, la société de Berns.

Mais l’entreprise a reçu l’aval des autorités du comté de Storey pour entamer la construction d’une nouvelle ville le long de la rivière Truckee, avec des milliers de maisons, une école et un système de livraison par drones au programme. Si tout se passe comme prévu, la première pierre de cette ville utopique devrait être posée pour fin 2019 au plus tôt.