Selon certaines rumeurs, le réseau social de l’oiseau bleu pourrait bientôt faire disparaitre le bouton des « j’aime ». Une décision qui interviendrait dans une stratégie de refonte de la plateforme sociale.

La question de l’existence du bouton « j’aime » pourrait être bien plus importante que simplement une réflexion sur son interface. En tant que réseau social ouvert – il ne faut pas être ami pour voir les posts des autres membres -, chacun peut voir les intérêts et réactions des autres. Une visibilité qui pourrait amener à certaines tensions. Lorsqu’on like un message, les personnes qui nous suivent peuvent voir qu’on a aimé l’un ou l’autre message. Des réactions qui pourraient offusquer certains followers, booster l’égo d’autres, voire envenimer certains contenus haineux.

Selon le Telegraph, la question de supprimer le bouton « j’aime » aurait été discutée par le PDG de Twitter, Jack Dorsey, lors d’un événement d’entreprise privé. Une rumeur qui pourrait intervenir en tant que solution face aux échecs du réseau social pour encadrer les discours violents de haine et de harcèlement.

Lors du sommet Wired25 déjà, Jack Dorsey avait émis des doutes quant à la légitimité de ce bouton. Il aurait interrogé son audience sur le fondement de ce bouton : « À l’heure actuelle, nous avons un gros bouton J’aime qui a du cœur et nous incitons les gens à vouloir [le nombre de likes] augmenter », «Est-ce la bonne chose? Cela contribue-t-il à une conversation publique ou à une conversation saine? Comment pouvons-nous [inciter] une conversation saine? ”

La suppression de cette interaction ne serait pas l’une des priorités de Twitter, mais interviendrait dans les discussions internes pour savoir comment améliorer les échanges entre les internautes. Il faut dire que les discours de haine, contenu violent et harcèlement sont fort présents sur le réseau de l’oiseau bleu et que les différentes stratégies mises en place pour lutter contre ce phénomène ne semblent pas être au point.

L’actualité américaine vient rajouter une couche à ce problème. Il y a encore quelques jours, le compte Twitter du responsable de la tuerie de Pittsburgh, qui a coûté la vie à 11 personnes, était encore en ligne. On pouvait y lire une multitude de messages de haine.

Face à cette rumeur de réflexion autour du bouton « J’aime », les internautes se demandent s’il est judicieux de se concentrer sur ce détail plutôt que de réfléchir à des moyens de limiter et cadrer ce type de contenus violents. Selon Twitter, la suppression de ce bouton interviendrait dans une réflexion beaucoup plus grande pour développer une plateforme sociale plus saine.