Avec une valorisation qui dépasse aujourd’hui le milliard de dollars, 10 millions de clients et une présence dans 25 pays, Taxify a de quoi inquiéter son rival américain Uber. 

Pas encore implanté en Belgique, Taxify fait partie de ces jeunes pouces européennes qui progressent très rapidement et qui pourraient bien un jour renverser leurs rivales américaines.

Lancé en 2013 en Estonie, Taxify est aujourd’hui déjà implanté en Europe. L’entreprise estonienne a débuté son aventure en Europe de l’Est, où elle jouit aujourd’hui pratiquement d’un monopole. Son atout face à Uber? Elle respecte la législation locale en se positionnant comme un simple outil de communication entre le chauffeur de taxi et le client. L’application permet à l’utilisateur de réserver un taxi, qui vient le chercher au lieu de son choix, mais le paiement se fait la plupart du temps en cash. Une fois la course finie, le client reçoit une facture en bonne et due forme sur son adresse mail. Certaines villes, qui avaient banni l’usage d’Uber ont ainsi accueilli à bras ouverts Taxify. C’est le cas de Budapest, où le service jouit aujourd’hui d’un quasi monopole sur le secteur.

Dans d’autres villes de l’Est, comme Varsovie, Taxify côtoie Uber.

Aujourd’hui, l’entreprise est implantée dans plus de 25 pays. En Europe de l’Est bien sûr, mais aussi en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Récemment, Taxify a ajouté Paris, Toronto et Mexico à la liste des destinations où le service est supporté. Son déploiement dans les pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord n’est qu’une question de temps.

Le service revendique aujourd’hui plus de 10 millions de passagers et pas moins de 500.000 chauffeurs.

Autre particularité de Taxify : la jeune startup a levé des fonds auprès de très gros poissons. On pense au géant chinois Didi Chuxing, entre au capital en 2017, mais aussi et surtout au groupe automobile allemand Daimler.

Comme Uber, Taxify investit également dans les scooters électriques. La startup estonienne vient de lancer un service de location de scooter à Paris et prévoit d’élargir ses activités en Europe et en Australie. Il s’agit, pour elle, d’un secteur particulièrement stratégique. “1 course sur 5 couvre moins de 3 kilomètres dans Taxify” explique Markus Villig, le CEO et fondateur de Taxify. “C’est la distance parfaite pour un voyage en scooter électrique.” Les clients qui opteront pour cette solution devront payer 15 cents de la minute. Un tarif particulièrement compétitif qui pourrait pousser une partie de la clientèle à se diriger vers cette option “respectueuse de l’environnement.”