Les résultats de recherche liés aux drogues n’apparaîtront plus.

À la suite d’un rapport alarmant du Centre de Contrôle des Maladies américain, Facebook a décidé d’agir pour que la vente des drogues illégales sur la plateforme diminue. Selon le rapport, plus de 30.000 personnes sont décédées en 2017 suite à une overdose d’opioïdes de synthèse. Ces drogues synthétiques d’un nouveau genre remportent un grand succès aux États-Unis, notamment chez les jeunes.

Le nombre de décès a augmenté de 33% par rapport à l’année précédente. Facebook a réagi quelques heures après la publication du rapport, car celui-ci précise que ces drogues sont majoritairement vendues sur internet, et Facebook est la première plateforme de ce triste classement. Le sénateur David McKinley avait d’ailleurs interpellé Mark Zuckerberg lors d’une audition devant la Chambre des représentants : « Avec tout le respect que je vous dois, Facebook autorise une activité illégale. En faisant cela, vous portez atteinte à la santé de ces personnes ». Ce à quoi le patron de Facebook avait répondu qu’il restait un gros travail de contrôle à fournir dans ce domaine.

Le Xanax et l’OxyContin sont parmi les drogues les plus vendues sur Facebook et sont de plus en plus mélangés à du fentanyl, un opioïde plus puissant qui peut très vite s’avérer fatal. Pour limiter les ventes de drogues, le moteur de recherche de Facebook a cessé de renseigner les articles, pages et groupes contenant les mentions « OxyContin », « Xanax », « LSD » et « Fentanyl ». Seuls les vidéos et reportages dénonçant l’usage des opiacés apparaissent maintenant dans les résultats de recherche. C’est un premier pas de la part du réseau social, qui va ainsi rendre plus difficile le contact entre les acheteurs et les dealers.

Mais ce n’est pas tout, lorsque certaines phrases sont tapées dans la barre de recherche, comme « Buy Xanax », Facebook redirige les utilisateurs vers le site de l’Administration de la toxicomanie et des services de santé mentale, qui fait partie du ministère de la Santé des États-Unis. La fonctionnalité « Can We Help ? » n’est pour l’instant proposée qu’en Amérique du Nord. Instagram devrait également bientôt proposer de l’aide aux utilisateurs qui tapent certains mots clés.