Les villes françaises veulent attirer les premières lignes Hyperloop

Plusieurs villes essayent d’attirer les trains du futur, en proposant des solutions économiques à leurs partenaires.

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Après que le président Emmanuel Macron ait abandonné le projet de connexion ferroviaire à haute vitesse jusque Limoges, une ville du centre de la France, Fabien Thibaut a téléphoné a Elon Musk pour lui parler de l’Hyperloop. L’idée du milliardaire, qui consiste à faire voyager des capsules transportant des voyageurs à l’intérieur d’un tube sous basse pression, a tout de suite séduit Fabien Thibaut, un entrepreneur de la région de Limoges.

« Ce type de projet est essentiel pour une ville comme la nôtre, nous n’avons rien ici, cela apporterait des entreprises, des emplois, du tourisme », déclare Fabien Thibaut. Il n’a pas eu de mal à convaincre le maire de la ville pour embarquer dans le projet. Avec le gouvernement désireux de réduire les dépenses publiques, les dirigeants des villes comme Limoges, Orléans et Toulouse recherchent des approches moins coûteuses pour le transport du futur, en se présentant comme des zones de test idéales.

Si ces villes ne savent pas avancer des gros chèques pour attirer des entreprises comme Hyperloop, elles peuvent offrir des réductions d’impôts aux ingénieurs, des subventions limitées, des remises de biens immobiliers et surtout de portions de voies ferrées inutilisées.

Si Hyperloop n’a pas encore répondu à l’appel de Fabien Thibaut, la start-up canadienne TransPod s’est montrée intéressée. TransPod utilise une technologie basée sur la propulsion magnétique, celle-ci faisant bouger des capsules dans un tunnel sous vide pour réduire la force de friction. Comme pour l’Hyperloop, la majorité des coûts concerne le déploiement de l’infrastructure.

Sébastien Gendron, cofondateur de TransPod, estime qu’il faudra 20 millions d’euros de financement pour achever le projet de Limoges au stade actuel : la construction d’une piste d’essai de 3 kilomètres et un centre de recherche de 15 personnes. Le maire de Limoges a déclaré que TransPod cherche encore des investisseurs avant que la ville puisse aider au financement. L’Union européenne et le gouvernement de la région pourraient aussi fournir des subventions une fois que le projet sera plus avancé.

À Toulouse, c’est la start-up californienne Hyperloop Transportation Technologies (HTT) qui va être accueillie pour une phase de test. Le site de Toulouse pourrait être prêt dans trois ans, jusqu’à présent, des tubes d’environ 4 mètres de hauteur ont été amenés d’Espagne.