Ce nouvel opus constitue la préquelle du dernier volet, Tales of Zestiria.

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Les Tales of représentent l’une des franchises les plus connues en matière de JRPG aux côtés des Star Ocean et autres Final Fantasy, même si ce dernier surpasse les deux premiers en termes de notoriété. Après Tales of Zestiria, Namco-Bandai nous livre un nouvel opus exclusivement réservé à la PS4 et au PC, le fameux Tales of Berseria.

Une quête de vengeance

Bien qu’il s’agisse d’une préquelle, Tales of Berseria ne présentera pas de problèmes de compréhension pour les joueurs qui prennent en cours de route cette série. Dans cette nouvelle aventure, le joueur incarne Velvet, une jeune fille vivant seule avec son petit frère depuis la mort de leurs parents. Ceux-ci sont sous la garde de leur tuteur, Artorius, un exorciste de renom. Une nuit, Velvet se réveille et ne trouve plus son petit frère, Laphicet. Elle part donc à sa recherche et finit par assister à son sacrifice. Ce dernier événement aura également d’autres conséquences comme la métamorphose de l’héroïne en démon. S’en suivra une quête de vengeance envers l’auteur du rituel ayant conduit à la mort de Laphicet. Voici donc en quelques mots de quoi il retourne en ce qui concerne le scénario. Comme on peut le voir, le titre est assez sombre et mature. L’héroïne, quant à elle, présente une personnalité intéressante puisqu’elle estime que tous les moyens sont bons pour atteindre son objectif et ne tombera jamais dans les clichés que l’on peut observer dans d’autres productions. Ici, vous contrôlez un rebut de la société et vous devrez donc faire face à l’autorité de ce monde. Le tout s’inscrit dans univers cohérent afin de faciliter l’immersion du joueur.

Des graphismes datés mais une identité cohérente

Dans les faits, les personnages principaux, tout comme les nombreux ennemis à abattre, sont variés. Il en va d’ailleurs de même concernant les lieux à visiter : port, village rustique, ville commerciale enneigée… ne constituent que quelques-uns des endroits à parcourir. Les protagonistes comme les différentes villes sont modélisés dans un style manga assez épuré qui confère une identité propre au titre. Seulement voilà, les graphismes font peine à voir. Dans l’ensemble, le design est très réussi, mais il suffira de s’approcher d’une texture ou d’un détail pour se rendre compte que le titre a quelques années de retard sur ses concurrents. De plus, il n’est pas rare d’observer du clipping.

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Si ces points sont regrettables, ils peuvent tout de même se ranger dans la catégorie des détails tant, comme dit précédemment, la cohérence de l’univers présenté est solide. D’ailleurs, ce dernier est illustré tantôt par des cinématiques où les protagonistes apparaissent à la manière d’un anime, tantôt par des phases dites classiques, comprenez que les personnages y sont tels qu’ils sont modélisés lorsque le joueur les contrôle. Et la transition entre les phases de gameplay et ces cinématiques “anime-manga ” a été soignée. Toute cette structure renforçant, encore une fois, l’immersion du joueur. D’ailleurs, le son y contribue également : que ce soit les dialogues, les exclamations lancées en plein combat ou encore la musique, il n’y a rien à redire à ce niveau.

Des combats mêlant action et stratégie

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Côté gameplay, on retrouve une formule de combats qui repose sur le dynamisme. Pour les néophytes, sachez qu’il n’est pas question de tour par tour à l’ancienne mais plutôt de combats en temps réel très dynamiques un peu à l’image de ce que propose Final Fantasy XV.

Ici, il s’agit de composer vous même vos combos au sein des menus afin d’expédier le plus rapidement possible votre adversaire au tapis. Ces combos sont gérés par une “jauge d’âmes”, soit l’équivalent d’une barre de mana. Celle-ci, symbolisée par de petits losanges, diminuera en fonction des coups que donnera le personnage contrôlé. Ce qui poussera le joueur à cogiter afin de ne pas se voir démuni avec une jauge vide. Ajoutez à cela des “Brise-âmes”, une sorte de super attaque que vous pouvez déclencher lorsque vous possédez au moins trois âmes. D’autres spécificités viennent également pimenter les affrontements comme la possibilité de se mettre en garde, d’éviter un coup, etc.

Concrètement, le système mis en place dans ce Tales of Berseria est plaisant tant il permet de nombreuses combinaisons de coups et force le joueur à réfléchir lors de duels face à des boss. Cependant, ces mêmes combats face à des adversaires communs se résumeront pour la plupart du temps à marteler quelques touches et à s’éloigner d’un ennemi quand c’est nécessaire, soit quand la jauge d’âmes est au plus bas. Bref, répétitif à souhait. Mais il s’agit là d’une spécificité de la série.

Un jeu pour débutant ?

Toujours concernant les défauts du titre, on regrette la réapparition des trésors. Il suffira au joueur de collecter un trésor dans une pièce avant d’en ressortir et d’y retourner quelques instants plus tard afin d’y retrouver… le même trésor. Une idée pouvant convenir à des joueurs n’ayant jamais posé les mains sur un jeu de rôle mais qui s’avèrera trop simpliste pour les gamers expérimentés. D’ailleurs, ces derniers regretteront aussi le nombre réduit de quêtes annexes et la deuxième partie d’aventure plus mollassonne.

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Le système d’évolution, quant à lui, est classique et voit les caractéristiques des personnages augmenter d’elles-mêmes. Par contre, un système de titres vient enrichir le jeu : certains d’entre eux confèrent la possibilité de dénicher plus de trésors, d’autres permettent d’être plus agressifs avec certains types de combos, etc. A cela, ajoutons la possibilité de démanteler et de créer des objets qui offrent la possibilité d’améliorer ses armes. Et ce n’est pas tout puisqu’il est également possible d’ingurgiter de bons petits plats afin de profiter de leurs effets lors des combats. Et si tout cela ne plaît pas aux joueurs et qu’ils souhaitent passer outre ce système de cuisine, il est possible d’automatiser le processus.

C’est d’ailleurs ce qui fait le charme de ce Tales of Berseria : un titre adapté à la fois aux néophytes, puisqu’il est possible d’y jouer sans être passé par les précédents volets et que les mécanismes de jeu sont faciles à intégrer, et aux plus aguerris avec les nombreuses possibilités concrétisées par la cuisine, la modification d’objets, les spécificités propres aux combats…

Les + :

– Un monde cohérent
– Des combats de boss stratégiques
– Une histoire plaisante
– Une héroïne à la personnalité travaillée
– Les possibilités de cuisiner, d’améliorer un objet, etc.

Les – :

– Des graphismes assez décevants
– La répétitivité des combats
– Un peu trop facile?
– Le clipping

Conclusion

En définitive, ce Tales of Berseria constitue un titre plaisant qui devrait ravir les néophytes en matière de jeu de rôle. Ceux-ci pourront s’immerger dans une histoire qui, à défaut d’être captivante, pousse au moins le joueur à poursuivre son aventure. Si l’on peut regretter la qualité graphique ou encore la répétitivité de certains combats, Tales of Berseria n’en demeure pas moins un bon RPG, avec des affrontements dynamiques, des mécaniques de jeu bien huilées et une patte graphique unique.

15/20