Un Français vient d’écoper de deux ans de prison pour avoir été sur des sites pro-Daesh.

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En France, un homme de 32 ans vient de se voir infliger deux ans de prison pour s’être rendu régulièrement sur des sites en faveur de Daesh. C’est une nouvelle loi qui a permis de l’arrêter alors qu’aucune preuve ne permettait d’affirmer qu’il comptait organiser un attentat ou non.

Les faits qui ont conduit à cette sentence sont multiples. Tout d’abord, l’homme en question avait un drapeau de l’Etat islamique en fond d’écran. Ensuite, la police a trouvé des photographies et des vidéos d’exécutions sur son ordinateur, sur son téléphone et sur une clé USB. Aussi, le mot de passe de l’ordinateur de ce Français était “13novembrehaha”. Enfin, précisons qu’il a été surpris par les autorités en train de supprimer son historique, ce dernier comportant des sites en lien avec Daesh.

Sa ligne de défense était la suivante devant le tribunal : il visitait ces sites par pure curiosité. “Je tenais à savoir quelles étaient les différences entre le véritable islam et ce qu’on pourrait appeler, le faux islam.”

Mais des témoignages l’ont contredit et ont conduit au jugement évoqué plus haut dans cet article. Par exemple, des membres de sa famille ont indiqué lors du procès qu’ils avaient observé des changements de comportement chez l’accusé. Outre le fait qu’il avait décidé de laisser pousser sa barbe, il est aussi devenu au fil des jours de plus en plus irritable lorsqu’il s’agissait de discuter de religion.

Précisons tout de même que se rendre sur un site de l’Etat islamique ne conduit pas directement en prison. Sauf si l’action est répétée. Il s’agit de la concrétisation d’une nouvelle loi instaurée il y a peu en France. Néanmoins, elle connait des exceptions comme le fait d’aller sur ces sites dans le but d’en informer les masses, pour les journalistes par exemple, ou encore dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Mais de nombreux observateurs font savoir qu’ils n’apprécient pas la démarche et la jugent excessive. Force est d’admettre que se profile à nouveau le débat qui oppose la sécurité à la liberté. Afin de bénéficier de la première, peut-on permettre aux autorités  de restreindre la seconde ? La question est posée et les avis divergent. Le gouvernement français, quant à lui, semble avoir fait son choix.

En effet, le web est de plus en plus contrôlé, et ce notamment en France. Preuve en est avec la loi décrite au sein de cet article qui est souvent comparée à ce que connaisse les USA avec le “Patriot Act”.