Avant, il n’était possible que d’enregistrer la plaque d’une voiture par exemple. Désormais, la technologie permet de savoir qui se trouve dans le véhicule en question. Ainsi, la société Atos use de la reconnaissance faciale pour le contrôle des automobilistes à la frontière espagnole. 

Photo non-contractuelle. Crédit : marcoadria
Photo non-contractuelle. Crédit : marcoadria

La firme Atos vient d’annoncer, via sa marque commerciale “Bull”, que sa solution de contrôle aux frontières espagnoles qui porte le nom de “Centinela”, utilise désormais la reconnaissance faciale.

Ainsi, les points de passage de la frontière espagnole sont contrôlés par cette solution. Les véhicules sont donc “sondés” et la technologie permet de comparer le visage du conducteur à ceux établis dans une base de données centrale. Et ce n’est pas tout puisque le logiciel d’Atos va jusqu’à recouper les informations issues de la reconnaissance faciale avec celles de la plaque d’immatriculation. Si, après ces “vérifications”, une situation anormale est détectée, “Centinela” bloquera le passage en empêchant la barrière automatique de se lever par exemple et enverra une alerte aux autorités.

Atos définit cette nouveauté comme une évolution pour lutter contre la criminalité : “L’ajout de la fonctionnalité de reconnaissance faciale dans la solution CENTINELA permet de lutter plus efficacement contre les activités transfrontalières illégales, les organisations criminelles et l’immigration clandestine. L’enjeu est un passage rapide pour les biens et les personnes autorisées.”

Rappelons que ce n’est pas la seule “solution” proposée par la société concernant la sécurité du territoire puisque elle a notamment fourni à Hong Kong des barrières assurant un contrôle automatisé des frontières.

Quoi qu’il en soit, cette solution fera sûrement parler d’elle. Certains y verront une évolution positive pour préserver la sécurité d’un pays ou du moins, y contribuer. Les autres y décèleront la volonté des Etats de contrôler et d’épier de plus en plus leurs concitoyens au détriment de leur vie privée.