Le Royaume Uni s’intéresse, lui aussi, à ce moyen de transport à très grande vitesse. Une ligne Hyperloop pourrait relier la capitale britannique à la ville de Manchester dans quelques années. Plusieurs pays ont déjà fait part de leur intérêt pour l’Hyperloop, ce train à très haute vitesse imaginé par le milliardaire Elon Musk. Outre la Slovaquie, la Russie, la Chine, les Emirats-Arabes Unis et le Royaume Uni ont déjà marqué leur intérêt pour créer des lignes Hyperloop au cours des prochaines années. Pour rappel, la création d’une ligne Hyperloop nécessite l’installation de tubes mis sous pression et placés sur des rames, à l’intérieur desquels se déplacent des capsules. Ces dernières pourraient atteindre, en théorie, une vitesse de 1000km/heure. On comprend dès lors l’intérêt de ce « train » futuriste. Imaginez-vous rejoindre Manchester à partir de Londres en moins d’une demi-heure alors qu’un tel voyage nécessite actuellement plus ou moins quatre heures de route en voiture, 336 kms séparant les deux villes anglaises. Bien sûr, tout cela n’est encore qu’au stade de projet. Tout doit seulement être négocié entre Londres et les deux sociétés derrière ce projet, Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies. De plus, il est déjà difficile à l’heure actuelle de construire de nouvelles autoroutes. Vu le prix astronomique d’une telle construction, le projet risque de prendre longtemps avant de se concrétiser. S’armer de patience Il faudra attendre avant de voir le premier tube pointer le bout de sa rame et c’est le moins que l’on puisse dire. Car avant de concrétiser le projet, il faudra répondre à de nombreuses questions relatives au coût d’une telle installation, au respect des normes environnementales de chaque région, à la sécurité des passagers, et plus encore. Elon Musk a lancé l’idée mais n’est pas, à l’heure actuelle, derrière ce projet puisqu’il se dit trop occupé avec ses différentes sociétés. De plus, il mise sur l’aspect collaboratif pour créer ce nouveau mode de transport. Cependant, il affirme que si aucun investisseur ne finance un prototype, il reprendra le projet en main. Il estime d’ailleurs qu’il faut au moins tabler sur 6 milliards de dollars pour construire et installer le tube. Autre souci, certains chercheurs ont fait part de leur inquiétude concernant ce mode de transport à grande vitesse. Selon eux, il ne serait pas possible de s’y installer dans des conditions de confort minimales. En attendant, plusieurs nations éprouvent de l’intérêt pour l’idée mais si cela se concrétise, il faudra encore attendre quelques années au minimum pour voyager par ce biais. Rémi Lach