La Commission européenne a accepté mardi les engagements proposés par le studio hollywoodien Paramount pour mettre fin au blocage de contenus sur les services de télévision payante pour les abonnés en dehors de leur pays d’origine.

La Commission estime que les consommateurs doivent pouvoir regarder les chaînes de télévisions payantes de leur choix "quel que soit le lieu où ils résident ou voyagent dans l'UE". ©Rouzes/Istock.com
La Commission estime que les consommateurs doivent pouvoir regarder les chaînes de télévisions payantes de leur choix “quel que soit le lieu où ils résident ou voyagent dans l’UE”.
©Rouzes/Istock.com

L’accord est un petit pas vers l’ambition communautaire de construire un marché unique du numérique, dans lequel les 500 millions de citoyens européens ne seraient plus bloqués lors de leurs voyages dans leurs abonnements à des chaînes payantes comme Sky ou Canal Plus.

Paramount, actuellement mis en vente par sa maison-mère Viacom, est l’un des six grands studios d’Hollywood, aux côté du groupe britannique Sky TV, accusés l’an dernier par l’UE d’avoir contrevenu aux règles de la concurrence.

La Commission estime que les consommateurs doivent pouvoir regarder les chaînes de télévisions payantes de leur choix “quel que soit le lieu où ils résident ou voyagent dans l’UE”.

Le dossier est suivi de près par l’industrie du cinéma car il remet en question l’utilisation largement répandue de ce genre de contrats dans lesquels les grands studios vendent leur production individuellement à des marchés nationaux.

Réalisateurs et acteurs en Europe ont défendu avec ardeur le statu quo, un système qui finance et protège les industries cinématographique nationales contre ce qui est perçu comme une domination invasive d’Hollywood.

La fin des marchés nationaux minerait “cet éco-système fragile et auréolé de réussite”, avait souligné la Fédération internationale des associations de producteurs de film dans une lettre au président de la Commission Jean-Claude Juncker.

Elle “menacerait la diversité culturelle et la création d’emplois durables pour de nouveaux talents, pour des équipes de tournage, et tout autre travailleur au sein de nos industries”, argumentait-elle.

La Commission par ailleurs a précisé que l’enquête se poursuivait pour les cinq autres studios en cause: Disney, NBC Universal, Sony, Twentieth Century Fox et Warner Bros, ainsi que pour Sky TV.

AFP