Vous en avez certainement entendu parler. Il y a quelques jours, un propriétaire du bolide électrique de Tesla est décédé dans un accident causé par le mode autopilote du véhicule. Une première. Elon Musk, le fondateur du groupe, qui avait eu connaissance de l’accident très tôt, aurait revendu pour un peu plus de 2 milliards d’actions 11 jours après le crash, alors que l’information n’était pas encore médiatisée…

Crédit photo : AFP
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Agacé par la prise de position du magazine Fortune, Elon Musk, le fondateur de Tesla a taclé la politique éditoriale du magazine en rappelant que si le mode autopilote de Tesla était présent sur tous les véhicules, le nombre d’accidents mortels serait en forte diminution. “Si quelqu’un avait pris la peine de faire le calcul, vous réaliseriez que sur un total d’un million de décès chaque année, la moitié auraient été sauvées si le mode autopilote de Tesla était installé sur tous les véhicules. S’il vous plaît, prenez cinq minutes pour faire le calcul avant d’écrire un article!”

L’argument a créé en soi un véritable débat sur Internet. Car si, statistiquement, le nombre d’accidents mortels serait effectivement nettement inférieur si tous les véhicules disposaient d’un mode autopilote, les statistiques mises en avant par le patron de Tesla ne justifient en rien le fait que Tesla vende une technologie qui ne soit pas encore à 100% sûre.

Selon le magazine Fortune, Tesla aurait également été au courant du crash bien avant que l’information ne soit médiatisée. Le constructeur automobile aurait cependant choisi de passer l’histoire sous silence durant près d’un mois… Plus inquiétant, on apprend qu’Elon Musk aurait revendu pour un peu plus de 2 milliards d’actions 11 jours après le crash. Simple coïncidence? Pour le magazine, le groupe automobile aurait volontairement maintenu le silence autour de cette affaire, et Elon Musk aurait revendu des actions du groupe en toute connaissance de cause, alors que le reste des actionnaires n’était pas encore informé de l’incident.

L’affaire soulève aujourd’hui quelques questions d’éthique au sein de l’entreprise, et surtout au niveau de la direction. Connu pour ses remarques cinglantes, le fondateur de Tesla n’a d’ailleurs pas hésité à s’attaquer aux journalistes et éditeurs sur les réseaux sociaux, à travers une série de tweets meurtriers. Un bad buzz dont l’entreprise se serait sans doute bien passée, à l’heure où la multinationale s’apprête à entrer dans la phase finale de la commercialisation de son Model 3, véhicule électrique “grand public”, dont les précommandes ont largement dépassé les attentes du groupe…

1 COMMENTAIRE

  1. L’accident n’a pas été “causé” par l’autopilote, mais par :

    1. la manœuvre du conducteur du camion
    2. l’inattention du conducteur de la voiture qui se concentrait sur Harry Potter et non sur la circulation
    3. le non-respect par ce même conducteur des règles de sécurité à suivre lors de l’utilisation de l’autopilot
    4. les circonstances particulières pour le système autopilot que constituent une masse blanche qui apparaît soudain sur un fond blanc, “bernant” ainsi les capteurs (je simplifie)

    Ah, que ne ferait-on pour un titre racoleur et anxiogène ?

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