Agacée par la position de certains états membres, la Commission Européenne a publié une série de lignes de conduite à adopter pour encadrer le développement de services comme Uber ou Airbnb en Europe.

Crédit photo : AFP
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Pour la Commission Européenne, la position rétrograde de certains états membres et capitales d’Europe sur l’économie du partage doit être remise en question. Bien décidée à saisir cette formidable opportunité pour l’économie numérique, la Commission Européenne demande aux états membres à reconsidérer leur position sur des services comme Uber ou Airbnb.

Pour Elzbieta Bienkowska, membre à la Commission Européenne, « l’interdiction formelle de ces services ne peut être considérée qu’en dernier recours. » La Commissaire a exprimé de sincères regrets à l’égard des pays et villes qui ont choisi d’interdire formellement ces nouveaux acteurs de proposer leurs services sur leur territoire. Lors d’une conférence de presse, elle a déclaré que « les services d’économie collaborative ne devaient pas être traités comme une menace » pour l’économie locale, mais comme une formidable opportunité.

Car si l’arrivée de services comme Uber ou Airbnb inquiète les acteurs en place depuis plusieurs années, l’économie collaborative pourrait représenter un véritable moteur pour l’économie locale et pour l’emploi. Sur le long terme, l’Europe même jouer un rôle de leader dans le développement de ces services.

Car si certains comme la France, la Belgique ou l’Allemagne ont réservé un accueil glacial à ces nouveaux business, d’autres montrent l’exemple. C’est le cas notamment de l’Estonie, qui a fait en sorte d’encadrer l’économie collaborative et à l’intégrer parfaitement à la société.

Les lignes de conduite publiées par la Commission Européenne n’expliquent seulement de quelle manière les états devraient encadrer le développement de ces services, en s’assurant que les startups qui se lancent sur ce marché payent leurs impôts et respectent les lois du travail, mais aussi pourquoi il est essentiel de ne pas céder à la pression des acteurs déjà en place, qui ne souhaitent pas l’arrivée de nouveaux concurrents. Pour la Commission Européenne, il est essentiel que les états membres adoptent une stratégie commune vis-à-vis de l’économie collaborative et se débarrasse de vieilles habitudes qui ont décidément la dent dure…