Avec déjà plus d’un million d’utilisateurs actifs à travers la planète, Vivaldi rencontre déjà un franc succès. Créée par l’ancien CEO d’Opera, la jeune startup qui se cache derrière ce projet mise sur des fonctionnalités innovantes pour se démarquer des gros acteurs du marché.

vivaldi

“Aujourd’hui, les sociétés qui imaginent les navigateurs n’ont plus qu’un seul objectif : simplifier les fonctionnalités pour proposer une interface plus épurée” explique Jon Stephenson Von Tetzchner, CEO et fondateur de Vivaldi. “Si certaines fonctionnalités ne sont pas assez utilisées, elles sont automatiquement supprimées après quelques mois.” Pour l’ancien CEO d’Opera, il était temps qu’une entreprise se décide à nager à contre-courant. “Nous proposons un nombre impressionnant de fonctionnalités, et nous venons tout juste de débuter”, explique non sans-enthousiasme l’homme d’affaires, qui a choisi de quitter volontairement la direction d’Opera pour fonder cette jeune startup – “sans se fixer aucun objectif financier” -, précise-t-il en insistant.

L’originalité de ce navigateur vient du fait qu’il est possible de personnaliser entièrement l’interface, en choisissant où s’affichent tous les éléments de la page. A cela s’ajoutent des fonctionnalités innovantes, qui permettent par exemple de regrouper ses onglets par thématique, de voir plusieurs pages web simultanément voire même de modifier l’affichage des sites selon ses envies, en ajoutant par exemple un filtre monochrome ou en modifiant l’affichage pour passer à de la 3D. Chaque option peut bien sûr être désactivée par l’utilisateur, qui garde le contrôle sur tout ce qu’il fait.

Sur base du feedback des utilisateurs, la startup norvégienne ajoute très régulièrement de nouvelles fonctionnalités. Libre ensuite aux utilisateurs de rendre l’interface plus complexe ou plus épurée…

Surfer en 3D, c'est possible avec Vivaldi.
Surfer en 3D, c’est possible avec Vivaldi.

S’il ne s’adresse pas au commun des mortels, Vivaldi a été imaginé pour satisfaire les exigences des “heavy users”, qui passent plusieurs heures par jour sur Internet.

“Les développeurs adorent recevoir un feedback des utilisateurs et les utilisateurs adorent être écoutés“, c’est pourquoi le concept marche aussi bien. Depuis sa mise en ligne, le navigateur connaît une croissance fulgurante. Il totalise déjà plus d’un million d’utilisateurs actifs à travers la planète. Le tout, sans aucune campagne promotionnelle. “Tout fonctionne par le bouche à oreille” nous explique Jon Stephenson Von Tetzchner.

Avec ses 35 employés, Vivaldi ne pèse pourtant pas bien lourd face aux poids lourds de l’industrie que sont Google, Microsoft et Apple. Une toute petite équipe qui est cependant composée de vétérans – pour la plupart des ex-employés d’Opera, déçus par le retournement de veste de leur ex-employeur. “Ils voulaient faire un navigateur plus simple d’accès, qui se rapproche des autres navigateurs” explique le fondateur de Vivaldi. “C’est pourquoi j’ai créé Vivaldi.”

Les options de customisation sont nombreuses.
Les options de customisation sont nombreuses.

Dans un futur proche, la startup norvégienne espère lancer une application mobile (Android & iOS), tout en poursuivant de proposer de nouvelles fonctionnalités sur la version desktop. Jon Stephenson Von Tetzchner tient par ailleurs à rassurer les utilisateurs. “Nous ne comptons par revendre Vivaldi.” S’il n’exclut pas que son entreprise générera un jour des revenus substantiels, il souhaite éviter de faire appel à des investisseurs et de se lancer en bourse. Selon lui, la plupart des dérives viennent de ce besoin systématique de résultats. “Je me souviens d’une certaine époque où nous avons eu une discussion chez Opera, au sujet de Panama. Je suis heureux que nous ne nous soyons jamais engagés là-dedans! Ce que je souhaite plus que tout, c’est que l’on reste “propre” dans nos démarches. Je ne pense pas que la Norvège soit pire que les autres pays pour ce qui est des impôts.”

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