Bogdan Mihai Barbulescu, un ingénieur Roumain, a récemment été licencié parce qu’il a été pris la main dans le sac, en train d’envoyer des messages privés à sa fiancée alors qu’il était au bureau. Licencié, le jeune homme ne décolère pas.

Crédit photo : DR
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Bogdan Mihai Barbulescu, un ingénieur Roumain travaillant pour une société britannique, a été renvoyé pour avoir envoyé quelques messages privés sur le smartphone qui lui avait été donné dans le cadre de son travail. Et le jeune homme ne décolère pas. Récemment, il lançait une procédure en justice pour faire valoir ses droits contre son ex-employeur. Ce dernier se défend en prétextant que le smartphone utilisé par l’ingénieur était la propriété de l’entreprise, et que par conséquent, son employeur peut accéder à tous les messages envoyés depuis l’appareil, y compris aux messages privés. L’entreprise, qui avait banni l’utilisation des logiciels de messagerie instantanée en interne comme Facebook Messenger ou WhatsApp, n’a pas apprécié que le jeune homme communique avec sa fiancée via Yahoo Messenger durant les heures de travail. Espionné à son insu sur le smartphone qu’il utilisait, Bogdan Mihai Barbulescu a été pris la main dans le sac alors qu’il communiquait avec sa compagne durant les heures de travail. La sanction a été immédiate.

Si le phénomène est encore rare, il inquiète déjà les syndicats, qui estiment que les employeurs pourraient utiliser ce prétexte pour licencier des employés trop encombrants.

Récemment, la Cour Européenne des Droits de l’Homme statuait qu’un patron pouvait fouiller dans la boite mail de ses employés à la recherche de preuves lui permettant de licencier un employé. Une position qui ouvre aujourd’hui le débat sur l’utilisation des messageries instantanées sur les smartphones d’entreprise.

Au Royaume-Uni, 70% des travailleurs reconnaissent utiliser leur smartphone durant les heures de travail. Très peu en revanche connaissent les risques auxquels ils s’exposent, ni la politique de l’entreprise par laquelle ils sont employés. Selon une étude de DICE, les éléments qui permettent de faire licencier un employé sur base uniquement d’un email ou d’un message échangé sur une messagerie instantanée sont pourtant nombreux. 9% des employés britanniques reconnaissent ainsi régulièrement flirter avec des collègues grâce aux messageries instantanées – un comportement souvent assimilé au harcèlement sexuel -, et jusqu’à 31% des employés n’hésitent pas à faire leur shopping en ligne durant les heures de bureau…

Si votre entreprise vous a offert gracieusement un smartphone, songez donc à éviter de l’utiliser dans un cadre privé et investissez – si vous le pouvez – dans un smartphone qui restera à l’abri des regards indiscrets…