Suite à une année fiscale “difficile”, le géant nippon Toshiba a annoncé le licenciement de plus de 10.000 collaborateurs et l’abandon de plusieurs marchés-clés pour recentrer ses activités sur ce qui marche le mieux.

Crédit photo : AFP
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Les grandes marques de l’électronique nippones vont mal, et rien ne semble capable de stopper l’hémorragie. Après Sony, c’est aujourd’hui au tour de Toshiba d’annoncer un vaste plan de restructuration, qui prévoit le licenciement de 10.600 collaborateurs, soit environ un dixième de ses effectifs. Radicale, la restructuration devrait également coûter très cher à l’entreprise, qui a annoncé être en quête de 300 milliards de yens – soit environ 2,8 milliards d’euros – pour finaliser le plan.

Outre l’économie nippone, cette restructuration devrait également fortement affecter les activités du groupe, qui devrait abandonner l’électroménager, la vente de téléviseurs et la vente de PC pour se concentrer sur ses activités les plus lucratives.

Au cours de l’exercice fiscal 2015-2016, Toshiba a en effet enregistré une perte de 4,2 milliards d’euros, un montant astronomique qui s’ajoute à une ardoise déjà à moitié remplie. En février 2015, Toshiba avait également fait l’objet d’un scandale de grande ampleur à la suite de malversations comptables. Affaiblie par sa situation, l’entreprise subit aussi la concurrence des nouveaux acteurs chinois, qui n’hésitent pas à brader les prix pour se débarrasser des marques japonaises.

En octobre 2015, Toshiba s’était déjà débarrassé de ses capteurs d’images en revendant ce département à Sony. Une vente modeste qui avait permis à la multinationale de récupérer pas moins de 165 millions de dollars.

Aujourd’hui, on apprend que le groupe cédera aussi ses parts dans ses usines de production de téléviseurs, basées en Indonésie, au chinois Skyworth. Si aucun montant n’est avancé, la vente de ces activités devrait permettre à Toshiba de financer en partie son vaste plan de restructuration.

On apprend par ailleurs que Toshiba se serait également rapproché de la marque VAIO et de Fujitsu pour tenter de fusionner son département informatique avec ses deux concurrents et se débarrasser ainsi de l’une de ses activités les moins lucratives.

Enfin, Toshiba se serait également rapproché de Sharp dans le secteur de l’électroménager, où une fusion des activités serait également à l’étude.