Un vacancier sur quatre coupe son smartphone une fois à l’étranger

Selon une étude d’Ericsson, un vacancier sur quatre coupe son smartphone une fois à l’étranger. Face à des coûts d’itinérance trop élevés, les voyageurs cherchent des alternatives pour éviter une note trop salée…

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Ce sont des chiffres alarmants qui sont diffusés par le géant des télécoms Ericsson, qui a mené une enquête auprès de 5.000 propriétaires de smartphones Android au sein d’une demi-douzaine de pays. D’après l’étude, un Européen sur quatre couperait son smartphone une fois la frontière de son pays franchie, et ce, en vue d’éviter de devoir payer des frais d’itinérance.

Véritable frein à l’économie numérique, le roaming pousserait pas moins de 75% des vacanciers à réduire leur utilisation du smartphone depuis l’étranger. Et pour réduire la facture, tous les moyens sont bons. 21% des vacanciers opteraient par exemple pour l’achat d’une carte SIM locale, qui leur permet de passer des appels à moindres frais. Plus d’un quart de la population opterait également pour une forfait international ou une offre adaptée à un séjour à l’étranger auprès de leur opérateur, une approche intéressante qui est malheureusement handicapée par des tarifs encore beaucoup trop élevés en Belgique.

De manière générale, les coûts d’itinérance encouragent les voyageurs à réduire leur utilisation du smartphone au minimum et appeler moins souvent leurs proches. Les SMS ont également tendance à être de plus en plus remplacés par les messageries mobiles, telles que WhatsApp ou Viber, qui permettent d’envoyer des messages gratuitement en utilisant soit le réseau Wifi, soit les données mobiles. “Six utilisateurs sur dix recourent à des applications telles que Whatsapp pour communiquer en réduisant au maximum les frais” explique Saskia Van Uffelen, CEO d’Ericsson Belux. Mais “cela ne suffit pas toujours.” Selon l’étude d’Ericsson, 30% des vacanciers se disent encore surpris de recevoir une facture salée au retour de leurs vacances. “Les nouvelles technologies et la suppression des frais de roaming devraient cependant mettre fin pour de bon à ces notes salées de téléphonie.”