La première audience d’un recours collectif de 25.000 usagers accusant le réseau social Facebook de violer le secret de leurs données personnelles, a été fixée au 9 avril, a annoncé le tribunal viennois chargé du dossier.

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La procédure, l’une des plus importantes à ce jour visant le réseau géant américain, a été lancée en août par des usagers originaires de plusieurs pays d’Europe ainsi que d’Asie, d’Amérique latine et d’Australie, à l’instigation d’un jeune juriste autrichien, Max Schrems, qui bataille contre Facebook depuis des années.

«L’audience du 9 avril portera sur la recevabilité de la plainte», a précisé Beatrix Engelmann, porte-parole du tribunal civil de la capitale autrichienne.

Les 25.000 plaignants réclament chacun la somme de 500 euros en réparation de l’utilisation présumée illégale de leurs données personnelles par Facebook, qu’ils accusent notamment de participer au programme de surveillance Prism de la NSA, l’Agence de sécurité nationale américaine.

Facebook Ireland Ltd., représentant du groupe en Europe, a fait valoir qu’il ne peut, selon lui, être visé par un recours collectif, cette disposition n’existant pas en droit irlandais. Un argument toutefois irrecevable, selon le groupement de plaignants «Europe v Facebook» de M. Schrems.

«Nous avons examiné en détail toutes les objections de Facebook et sommes arrivés à la conclusion qu’aucune d’entre elles n’est fondée», a indiqué l’avocat du collectif, Wolfram Proksch, qui accuse la société de «chercher à gagner du temps». Facebook n’a pu être joint immédiatement pour un commentaire.

En 2011, M. Schrems, alors encore étudiant, avait déposé à titre personnel un recours devant l’Autorité irlandaise de protection de la vie privée. Cette autorité lui avait donné raison et avait demandé à Facebook de clarifier sa politique en matière de données privées, une première.

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