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Votre emploi est-il menacé par l’IA ? Voici ce que révèle une enquête d’OpenAI

1 emploi européen sur 7 directement menacé par l’IA, selon OpenAI qui, rappelons-le, développe l’IA en question. Les chiffres sont édifiants, mais la réalité est plus nuancée qu’il n’y paraît.

C’est l’une des principales craintes liées à l’émergence de l’intelligence artificielle. S’il s’agit d’un merveilleux outil destiné à grandement faciliter notre vie, les différents modèles d’IA sont régulièrement pointés du doigt pour la quantité de métiers qu’ils menacent. Mais est-ce suffisamment fondé et, si oui, quels sont les métiers qui sont le plus en danger ?

Selon une étude récemment publiée par OpenAI, 14% des emplois européens présentent un risque élevé d’automatisation à court terme. Concrètement, la société californienne classe les emplois selon quatre trajectoires :

  • Les métiers à haut risque d’automatisation (14%);
  • Les métiers appelés à se réorganiser, mais pour lesquels l’humain restera central (27%);
  • Les métiers qui pourraient croître avec l’IA, la baisse des coûts élargissant l’accès ou rendant de nouveaux projets viables (12%);
  • Les métiers peu touchés à court terme (47%).

Les chiffres sont relativement proches entre l’Europe et les USA. La part de métiers directement menacés est moins importante sur le Vieux continent, mais on dénote tout de même davantage d’emplois amenés à se réorganiser.

Où l’humain reste-t-il indispensable ?

Pour certains métiers, OpenAI s’est demandé “pourquoi faut-il encore un humain pour le faire ?” ou, en d’autres termes, “qu’est-ce qui empêche une IA de remplacer la personne ?”. Il existe pour cela quatre types de métiers possibles :

  • Les métiers manuels (49%), pour lesquels il faut un corps sur place. Le métier d’infirmière est l’exemple le plus frappant, puisqu’une IA peut traiter les dossiers, mais ne pourra pas faire une piqûre;
  • Les métiers à responsabilité (28%), pour lesquels il faut quelqu’un de juridiquement responsable. On pourrait ainsi citer les métiers d’avocat ou de juge;
  • Les métiers relationnels (9%), dans lesquels la relation humaine représente le service. C’est le cas d’un professeur, par exemple.
  • Les métiers résiduels (14%), pour lesquels ni une présence physique ni une responsabilité légale, ni du relationnel n’est indispensable. Ces métiers sont les plus exposés à l’automatisation.

Une enquête de mars menée par Anthropic s’était déjà intéressée aux métiers les plus menacés, en les citant directement. Sans surprise, les métiers de la finance, de l’informatique, d’ingénierie et d’architecture, du légal, d’administration et des médias sont les plus menacés. En revanche, les métiers du transport, de la production, de la réparation, de la construction, de l’agriculture et de la maintenance sont bien sûr assurés d’avoir de belles années devant eux.

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