Cyberattaques : de nombreux sites inaccessibles ce matin

Une demi-douzaine de sites de médias français sont inaccessibles depuis ce matin. Les récentes menaces des pirates djihadistes indiquent que l’incident pourrait être d’origine criminelle.

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La semaine dernière, un peu plus d’un millier de sites français ont été victimes de piratages de la part de hackers essentiellement tunisiens, qui se réclament membres de groupes djihadistes.

Jusqu’à présent, les groupuscules n’avaient fait tomber que des sites mal protégés. PME, hôpitaux, centres-sportifs et religieux, musées et même établissement scolaires étaient des cibles de choix pour ces hackers peu expérimentés, qui étaient facilement venus à bout de la sécurité des sites en question, remplaçant sans difficulté la page d’accueil par un message à la gloire d’Allah.

Parmi les louanges à Allah et le soutien aux frères Kaouachi, les djihadistes avaient également glissé quelques indices sur leur prochaine attaque, qui devait se dérouler dans la journée de jeudi.

Si la journée de jeudi a finalement été assez calme, de nombreux sites de médias français n’étaient pas disponibles ce matin.

“Notre site est tombé, comme les autres sites hébergés au même endroit” indiquait ce matin L’Express dans un tweet, avant d’ajouter “Nous ne pouvons confirmer une cyber-attaque pour l’instant.”

Parmi les autres médias ayant potentiellement été victimes d’une cyber-attaque de grande ampleur : Le Parisien, Mediapart mais aussi ZDNet.

S’il est difficile de dire pour le moment l’origine du problème, les indices laissés ces derniers jours par les djihadistes semblent indiquer qu’une grosse partie des médias en ligne français pourraient avoir été victime d’un piratage.

Si cette thèse venait à se vérifier, cela signifierait que les pirates djihadistes ont changé entre temps de méthode pour opter pour des attaques mieux coordonnées, et surtout, leur permettant d’atteindre des cibles beaucoup mieux protégées.

La semaine dernière, le ministère de la Défense français s’était dit prêt à réagir en cas d’attaques plus importantes, sans pour autant indiquer les détails du plan de riposte.