En 2016, les 300 points publics d’appels encore actifs auront disparu du paysage urbain. L’opérateur historique veut mobiliser la population afin de conserver cet héritage technologique.

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© Stephan Vanfleteren

D’ici la fin de l’année, Proximus va s’employer à débrancher et démonter toutes les cabines téléphoniques du pays. L’entreprise conservera 30 d’entre elles pour des projets culturels et artistiques pour maintenir cet objet ancré dans le siècle passé en vie. Les candidats, autant les particuliers que des associations ou institutions, ont jusqu’au 31 mars 2015 pour participer au concours via le site proximus.be/cabines.

L’opérateur justifie cette disparition totale par des statistiques convaincantes: les points les plus populaires traitent au maximum un appel par semaine. Le maintien du mobilier et l’entretien de la ligne deviennent trop onéreux vis-à-vis de l’utilité de la cabine. En 2013, le Gouvernement fédéral a levé l’obligation légale en la matière, ouvrant la voie à l’abandon complet des dispositifs restants.