Assez fins pour se tordre et se plier comme du tissu, capables de détecter tous les mouvements physiques (torsion, étirement, mouvement, rotation), les capteurs BeBop pourraient s’avérer révolutionnaires.

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Intégrés aux semelles d’une paire de tennis, ces capteurs créeraient des chaussures intelligentes permettant d’évaluer la démarche (pression, type de contact…) ou même la flexion des orteils et des pieds. Insérés à la manche d’un costume, ils permettraient de recevoir des appels téléphoniques en mode mains-libres ou d’écouter le contenu complet de sa discothèque.

BeBop se distingue des capteurs déjà présents sur le marché par sa capacité à détecter la pression et la force physique plutôt que de mesurer l’état de santé. De plus, Keith McMillen Instruments a conçu ces capteurs en tant qu’éléments indépendants (et non en tant que produits finis) pour permettre aux fabricants de les intégrer à leurs propres appareils.

La compagnie a affiné son savoir-faire en la matière en créant d’abord des capteurs musicaux capables de traduire les données relatives à la pression et à la force sous forme de son.

BeBop est une nouvelle étape naturelle pour KMI : nous avons fabriqué avec succès des tissus musicaux […] et nos procédés de production nous ont permis de livrer 1 million de capteurs aux musiciens les plus exigeants du monde“, explique Keith McMillen, créateur de KMI et de BeBop Sensors. “En réalité, tous les instruments de musique sont des capteurs dotés d’un système de traitement acoustique. La créativité et le souci du détail dont nous avons fait preuve dans la fabrication d’instruments nous servira à satisfaire nos clients non-musiciens”.

Pour ses capteurs, McMillen envisage de nombreux autres usages, de la fabrication de prothèses aux innovations en matière de santé, de sécurité biométrique et d’automobile.

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