La fondation qui gère le site d’informations Wikipedia a affirmé mercredi que la décision de la justice européenne relative au «droit à l’oubli» sur internet créait des «trous de mémoire» sur internet et constituait une censure.

923ce_110319_g4g02_logo-wikipedia_sn635
Crédit photo : DR

La décision visée «empêche le monde d’avoir accès librement à des informations fiables à propos de certaines personnes ou événements», a regretté Lila Tretikov, directrice exécutive de la Fondation Wikimedia dans une déclaration sur un blog officiel.

Selon elle, «l’impact sur Wikipedia est direct et critique» et le site a par exemple déjà reçu une cinquantaine de notifications demandant à ce que des contenus soient effacés.

La décision mise en cause a été prise par la Cour de justice européenne de Luxembourg, qui a estimé que les particuliers avaient le droit de faire supprimer des résultats du moteur de recherche Google les liens vers des pages comportant des informations personnelles périmées ou inexactes.

La Cour de justice européenne «a abandonné sa responsabilité de protéger l’un des droits les plus importants et universels: le droit de chercher, de recevoir et de transmettre des informations», a encore dit Mme Tretikov.

«En conséquence, des résultats de recherche valides disparaissent en Europe sans explication publique, sans réelle preuve, sans contrôle judiciaire et sans possibilité d’appel. Le résultat est un internet criblé de trous de mémoire», a-t-elle ajouté, précisant que Wikipedia allait poster des avertissements «pour chaque contenu retiré de son site» en raison de la décision de justice.

Les médias britanniques s’étaient déjà plaints le mois dernier à propos de l’arrêt incriminé, constatant que Google avait restreint l’accès à un blog de la BBC et à plusieurs articles de journaux anglais.

Mi-juillet, Google avait indiqué avoir reçu plus de 91.000 demandes pour effacer au total 328.000 liens en raison du «droit à l’oubli» en Europe.

Le groupe informatique américain Microsoft a suivi les traces de Google en commençant mi-juillet à laisser les internautes européens demander le retrait d’informations les concernant dans les résultats de son moteur de recherche Bing.

[ Source : AFP. ]

3 Commentaires

  1. Wikipedia(R) (c’est une marque déposée dans l’Etat de Floride) qui crie à la censure c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité. Cette non-encyclopédie est infestée par des gens d’extrême droite qui censurent tous les articles à connotation politique. Prenez par exemple les profils bien connus comme Celette ou Jean-Jacques Georges et leurs agissement légendaires pour censurer tout ce qui est de gauche et favoriser tout ce qui est de droite ou d’extrême droite. Puis il y a le problème des administrateurs, élus à vie par la soi-disant “communauté”, pour faire la police … Sauf que là aussi l’extrême droite règne; par exemple le profil “Hégésippe Cormier”, de son vrai nom Jean Roger Tixier, candidat aux élections municipales de Châlette-sur-loing en mars 2001 sur la liste Mouvement National Républicain et qui censure tout sur l’article de son bled (consultez l’historique). Consultez les blogs de Wikibuster ou http://michelet.over-blog.com/ par exemple et vous comprendrez un peu ce qui se passe dans les coulisses brunes de Wikipédia.

    Ce que j’écris est en directe relation avec les propos de la représentante de Wikimédia qui accuse les juges d’empêcher “le monde d’avoir accès librement à des informations fiables à propos de certaines personnes ou événements”. Mais c’est Wikipédia (WP) qui empêche le monde d’avoir accès à certaines infos et qui est devenu une société de censure où une petite clique d’utilisateurs/administrateurs a pris le pouvoir et censure toutes les infos qu’ils ne souhaitent pas voir. Prenez par exemple l’article sur Bruno Gollnisch où il est impossible de mentionner des relations pourtant tout à fait officielles et publiques avec le parti Jobbik (voyez la page de discussion). Ailleurs, WP doute même que le Vlaams Belang soit un parti d’extrême droite (http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Vlaams_Belang&diff=104304385&oldid=104285302). Essayez d’apporter la moindre modification à l’article “communisme”, propriété exclusive du pseudo “Jean-Jacques Georges” depuis des années avec la complicité d’administrateurs (tel Pierre-Carl Langlais, étudiant en communication, alias Alexander Doria sur WP) …

    Google est un gros contributeur financier de WP et a trafiqué son algorithme pour que les pages de WP arrivent le plus souvent en tête de résultat. C’est inquiétant car c’est la diversité du savoir qui est en jeu.

    La directrice générale de Wikimedia Foundation (WF) se permet de critiquer une décision de justice mais WF refuse de faire quoi que ce soit contre les procès vraiment stalinien qui ont lieu sur WP. Si un contributeur se permet la moindre critique contre un membre de la clique d’extrême droite, il est immédiatement traîné devant les-dits “administrateurs” qui se mettent rapidement d’accord pour le bannir à vie. Le problème est que le lecteur lambda d’un article n’a aucune idée des batailles qui ont lieu en coulisse. Récemment je lisais un billet de Marcel Sel qui citait WP comme source pour un détail factuel (sans doute exact par ailleurs); ce qui est inquiétant c’est justement cette dérive de prendre WP pour une source par ce que c’est facile d’accès et que Google s’est arrangé pour le mettre en avant. Or WP est tout sauf fiable, souvent écrit par des ados qui auront le dernier mot face des profs d’unif car ils savent manier le jargon WP et connaissent les techniques de censure.

    • Merci pour ce commentaire éclairé,il est effectivement aberrant que le Vlaams Belang ne soit pas considéré comme un parti d’extrême droite!
      Je ne vais plus lire WP de la meme façon…

    • Bonjour. Avec un coupable retard mais un grand intérêt et une totale approbation je prends connaissance de votre commentaire : ce Jean-Jacques Georges est manifestement un fasciste militant en service commandé, sur ce qui se présente sans rire comme… encyclopédie. Les trois lignes qu’il a ajoutées cette semaine dans la notice “affaire Sacco-Vanzetti”, pour évoquer la campagne de mondiale de soutien, donne une idée des buts de puanteur poursuivis par le personnage.
      Cordialement

      L. Nemeth,
      Docteur en Histoire contemporaine

      * * * *

      …/ L’affaire passionne en particulier l’opinion italienne, au point qu’en 1921 les fascistes demandent au gouvernement italien d’aider les deux anarchistes, qu’ils jugent persécutés en tant qu’Italiens. Une fois arrivé au pouvoir l’année suivante, Benito Mussolini intercède en faveur de Sacco et Vanzetti, en écrivant au gouverneur du Massachussets pour demander leur grâce, puis en demandant à l’ambassadeur d’Italie aux États-Unis d’intervenir auprès du président Coolidge. Outre l’impact de cette affaire sur l’opinion publique italienne, le soutien de Mussolini à Sacco et Vanzetti peut s’expliquer par l’estime – et même l’admiration – pour le mouvement anarchiste que le dirigeant fasciste avait conservé de ses engagements de jeunesse à gauche.

Comments are closed.