Si la réalité n’a pas encore rattrapé la fiction, les créateurs de Siri estiment que dans un futur proche, les relations entre les humains et les intelligences artificielles auront tellement progressé qu’il deviendra sans doute difficile de ne pas s’attacher à ces créatures artificielles qui équiperont la plupart des systèmes informatiques et nous accompagneront tout au long de la journée.

Cortana, la nouvelle IA de Microsoft, reprend le physique de l'un des personnages principaux de la série Halo.
Cortana, la nouvelle IA de Microsoft, reprend le physique de l’un des personnages principaux de la série Halo.

Si vous avez eu l’occasion de visionner Her, de Spike Jonze, vous pouvez sans doute imaginer quelques problèmes auxquels pourraient être confrontés certains individus de notre société d’ici 10 à 20 ans. Toujours plus personnalisées, les intelligences artificielles entretiennent aujourd’hui une relation très particulière avec les utilisateurs de smartphones et de systèmes informatiques. Représentées sous la forme d’assistantes virtuelles, elles sont chargées de répondre à toutes les questions de l’utilisateur et d’anticiper certains de leurs besoins.

Vous les connaissez sans doute sous différents noms comme Siri ou Cortana. Ce que vous ignorez en revanche, c’est que ces intelligences artificielles, aussi simples puissent-elles sembler aujourd’hui, pourraient devenir d’ici quelques années votre meilleure amie, voire plus si affinités…

Car la réalité dépeinte par Spike Jonze dans son film n’est finalement pas très éloignée de la réalité, selon les ingénieurs de Nuance, une firme américaine à qui l’on doit notamment l’assistant virtuel Siri, d’Apple. Dans son film, Spike Jonze dépeint la vie d’un homme esseulé qui fait l’acquisition d’un nouveau système d’exploitation « ultra-personnalisable » pour son ordinateur. Un système qui apprend petit à petit à le connaître, et qui crée sa propre identité. Interprétée par une Scarlett Johansson flamboyante, la voix de l’OS fait preuve d’humour, de tendresse et d’affection, et parvient petit à petit à éclater la coquille de Joaquin Phoenix. Nait alors une relation passionnée entre un homme et un système informatique qui peut voir, entendre, comprendre, imaginer et discuter comme n’importe quel être humain. Pure science-fiction ? Pas vraiment. Si d’après les ingénieurs de Nuance, une I.A. ne sera jamais en mesure d’interagir avec une autre I.A. de manière constructive, la relation de l’être humain avec le software devrait considérablement évoluer au cours des prochaines années.

Un nombre croissant de banques et d’entreprises utilisent l’assistant virtuel Nina de Nuance, qui permet d’accompagner le client à travers différentes étapes et qui peut interagir vocalement avec son interlocuteur. A l’heure actuelle, les assistants virtuels sont principalement utilisés pour récupérer des informations, répondre à des questions, rechercher des infos ou commander vocalement un système informatique, mais en y ajoutant une dose de personnalisation, et en améliorant le système de reconnaissance vocale, il sera probablement possible de créer un jour une assistante virtuelle qui pourra mener une conversation avec son interlocuteur, faire preuve d’humour et engager des conversations.

Nuance ne ménage aucun effort pour transformer des terminaux en véritables assistants doutés de personnalité et d’une interface vocale riche en expressions, qui peuvent être commandés de manière naturelle, presque humaine“, explique Steven Steenhaut, de Nuance. Un futur qui serait aujourd’hui presque à portée si on en croit la firme américaine, qui explique que les relations entre les utilisateurs et les intelligences artificielles devraient beaucoup évoluer au cours des dix prochaines années, et cela, sans même que ceux-ci ne s’en aperçoivent…

On en parle sur le forum.