Le bruxellois Brice Cornet a dessiné un projet de montre de geek. Après avoir été sélectionné par un jury, il souhaite désormais convaincre les internautes pour lancer son projet.

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Le monde de la smartwatch est en marche, et il n’y a pas que les grosses pointues de l’informatique qui proposent des montres attractives : pour preuve le succès immense de la Pebble contre celui plutôt mitigé de la Galaxy Gear. Une montre pas comme les autres est d’ailleurs actuellement en lice dans un concours au Japon : elle a été conceptualisée par un Belge, le bruxellois Brice Cornet. Il a dessiné son projet rêve de montre de geek et après avoir été sélectionné par un jury, il souhaite désormais convaincre les internautes de voter pour lui pour finalement se lancer dans la production de son produit.

– Brice Cornet, quel est votre parcours?

Mon parcours est celui d’un geek qui aurait un peu dévié en cours de route. Je suis analyste programmeur de formation. Pendant plusieurs années, j’ai travaillé comme expert ICT, tout en animant en parallèle l’émission TV « 3W », qui était consacrée à l’actu high tech et web, sur feu la chaine LibertyTV. Depuis 3 ans, je me concentre presque essentiellement à la direction de Simple CRM, un logiciel cloud de gestion de relations client, tout en continuant à bidouiller des geeketeries que je partage le plus souvent sur mon blog personnel.

– D’où vous est venue l’idée de conceptualiser une montre ?

Brice Cornet © DR

Il y a quelques mois, j’ai vu que l’entreprise japonaise Kisai proposait un concours de design de montre. Kisai est également connue sous le nom de TokyoFlash et bénéficie d’une aura médiatique bien ancré dans la culture geek. Je me suis dit que c’était une opportunité à saisir ; l’union ne fait-elle pas la force ?

J’ai donc designé la montre geek de mes rêves : un croisement entre Star Trek et Mad Max.

La spécificité des montres produites par Kisai est que l’heure doit être difficile à lire, tout en étant lisible. J’ai donc planché sur la création de nouveaux nombres et sur un design geek vintage pour le boitier avec une grosse touche de home made un peu brutal, pour le bracelet. Pour respecter la philosophie du concept jusqu’au bout, j’ai poussé le délire jusqu’à tout designer sur un Pentium II, Windows 95, avec Paint.

Ce soucis du détail a plu au jury et j’ai été sélectionné dès l’envoie de mon projet : reste maintenant à gagner ce concours de design pour que Kisai lance la production.

– Quelles sont les fonctions phares qu’elle proposera?

Suite à l’échec de mon premier lancement, j’ai décidé de proposer un cahier des charges modestes. L’idée est de viser le juste milieu ; celui encore inexistant entre la montre classique et la montre connectée.

Ce sera donc une montre de taille classique, avec une très longue durée de vie de la batterie, qui affichera appel entrant, SMS et email. Si le concept plait, après 6 mois de commercialisation, je reviendrai à la charge avec un prototype plus complet.

Mais bon… actuellement on en est toujours aux maquettes et Kisai doit encore m’élire le grand vainqueur de ce concours.

J’en appelle donc à vos lecteurs pour qu’ils votent, like et commentent ma montre sur le site du concours : la victoire d’un Belge au pays du soleil levant sera notre victoire à tous, car le jury prendra partiellement en compte l’avis du public.

– Si vous gagnez le concours, combien coûtera la montre?

Le prix actuellement évalué se situe entre 140 et 165 €.

– Et si vous perdez?

Pleurer et maudire tous les Dieux du Japon ! Ensuite, il faudra reprendre son sérieux et étudier la liste des autres partenaires possibles. J’ai également déjà une V2 existante à proposer à TokyoFlash si ce premier modèle ne leur donne pas entière satisfaction.

Une chose est sure : je ne repartirai pas à la conquête du monde seul. J’ai besoin d’un partenaire dans cette aventure.

Le concours se termine à la fin du mois, alors si vous aimez le concept et désirez voir cette montre autour de votre poignet un jour, ne perdez pas de temps et votez pour la montre de Brice Cornet.

Propos recueillis par Emmanuel Retzepter (St.).