Fondée en 2012 à l’occasion d’un Startup Weekend, la startup belge Pictawall est parvenue à se forger une solide réputation dans le milieu événementiel grâce à un modèle économique unique privilégiant les partenariats avec d’autres compagnies proposant du matériel de location.

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Une initiative née à un Startup Weekend

Fruit de la collaboration de cinq passionnés d’informatique et de l’événementiel, Pictawall est né à l’occasion d’un Startup Weekend agité. “Au démarrage du projet, l’ambition était de faire un hackathon durant le Startup Weekend, c’est à dire de réaliser complètement l’application fonctionnelle avant la fin du week-end” se rappelle Jean-Christophe Cuvelier, l’un des co-fondateurs de la startup. Sans surprise, les cinq jeunes passionnés d’informatique sont parvenus à monter leur concept en l’espace de trois jours seulement et à rendre Pictawall fonctionnel. La petite équipe a également eu la chance de se rendre compte que le concept séduisait les visiteurs, puisque avant la fin du hackaton, Pictawall avait déjà ses premiers clients…

La petite startup belge est parvenue à se faire une place au soleil en développant son propre concept et en créant une demande pour un produit unique qui permet aux organisateurs de festivals, événements et autres manifestations d’interagir directement avec le public. “Lorsque nous avons créé le projet, nous sommes parti du principe que les images et vidéos ne se traitaient pas de la même manière que du texte et ne visaient pas les mêmes publics” explique Jean-Christophe Cuvelier.

Avec sa technologie, la startup récolte sur les réseaux sociaux les photos partagées par le public et les affiche sous la forme d’un flux sur plusieurs écrans de télévision, sur le site Internet des organisations ou encore sur leur page Facebook.

Un concept qui séduit également les grandes marques

En l’espace de quelques mois, Pictawall est parvenu à séduire de nombreux organisateurs, de Brussels Airlines à Nutella, en passant par RTL, les Apéros Urbains et même le festival TomorrowLand.

La recette du succès ? Un tarif attractif (offres à partir de 200€ par jour), des offres conjointes avec les loueurs de matériel et un concept qui séduit petits et grands. Pictawall est parvenu à se démarquer des autres services en amusant et stimulant l’audience grâce à son concept qui permet à tout un chacun de voir sa photo apparaître sur un écran géant. Sans surprise, le service déchaine les passions du public, qui participe en masse à alimenter le flux de photos à travers les réseaux sociaux. La popularité des appareils hybrides (les fameux photophones) et la montée en puissance des capteurs d’appareils mobiles permet désormais à tout un chacun d’apporter sa contribution à l’événement…

“Aujourd’hui, Pictawall est devenu un produit crédible aux yeux de nos clients cibles. Grâce à notre présence à certains gros événements cet été, nous avons pu gagner la confiance de nos clients. Et nous pouvons dire avec fierté qu’août et septembre ont été des mois très fructueux, commercialement parlant. Nous allons maintenant pouvoir agrandir l’équipe afin de pouvoir sortir de nos cartons les prochaines fonctionnalités de notre application” explique le co-fondateur de la startup.

Une première levée de fonds en 2014?

A l’inverse d’autres startupeurs, les cinq co-fondateurs de Pictawall ont choisi de créer un produit viable et “éprouvé commercialement parlant.” Une stratégie qui leur a permis d’éviter de devoir lever des fonds. Rentable, la startup cherche aujourd’hui à se développer et souhaiterait dresser des objectifs de financement d’ici la fin de l’année. Car à l’horizon 2014, Pictawall évoque déjà son intention d’étendre ses activités en dehors de nos frontières, mais aussi de développer un nouveau concept… “Notre objectif a toujours été de connecter les événements et les marques à leurs participants. Nous avons déjà des outils du participant vers la marque, nous travaillons maintenant sur le canal inverse.”

On en pale sur le forum.

5 Commentaires

  1. On voit bien ici comment le secteur commercial se nourri des concepts et idées développées par les artistes (ici numériques) pour lancer leurs produits…
    Mais peu importe, les idées sont faites pour être partagées!
    Ce qui est bien domage c’est que la balle est rarement renvoyée, et qu’ils prétendent avoir tout inventé : Durant les 2 dernières Nuits-Blanches à Bruxelles, 2011 et 2012, des installations grand public ont implémentés – en logiciels libres – ce concept de participation : Larsen3G (http://larsen3g) au MicroMarché en 2011, et TheMetahub (http://themetahub.org) sur la facade de l’IHECS en 2012, toute deux en collaboration avec http://ogeem.be… un des artistes de TheMetahub a d’ailleurs participé au début de l’aventure de Pictawall, pour en être débarqué…

    • Cher Olm-e, nous sommes toujours à l’écoute des participants de l’événementiel, et particulièrement des artistes. N’hésitez pas à utiliser notre version gratuite, et également à nous contacter si vous avez un projet aussi fou que génial pour lequel nous pourrions vous aider. Bien à vous, l’équipe de Pictawall (info@pictawall.com)

      • chère “équipe de pictawall”,

        merci mais non, votre version “gratuite” et privatrice ne nous intéresse pas, puisque nous développons déjà les applications que vous copierez demain… comme dit dans mon commentaire, nous avons ces outils depuis plusieurs années déjà, en logiciel libre, et nous n’en faisons pas le même usage : nous conservons notre éthique en donnant un résultat sincère aux usager/participants, et pas en les parasitant avec des messages publicitaires.
        mais bien sur c’est “moins rentable” dans notre société ou on accepte la publicité ciblée et on dégrade les artistes aux rangs d’amateurs/profiteurs.

        bien à vous,

  2. Bonjour Olm-e: Je suis très curieux de savoir quel artiste nous aurions débarqué de l’aventure Pictawall. D’autre part, l’intérêt de Pictawall n’est pas simplement l’affichage d’images sur un grand écran, ce qui est possible à partir d’un simple script “open source” comme vous dites, mais bien l’ensemble des outils complémentaires qui sont offerts aux utilisateurs, qui n’ont, eux, rien d’artistique. Nous nous défendons d’avoir copié le moindre artiste, l’idée d’afficher l’information venant des réseaux sociaux ne datant pas d’hier, et certainement avant 2011. Nous ne prétendons d’ailleurs pas avoir inventé un concept mais bien en avoir réalisé un produit utilisable par tous le monde.

    • en effet, vous n’avez pas débarqué d’artistes, je me suis mal exprimé,

      pour ce qui est du reste de votre réponse, vous vous méprennez,
      les outils et l’usage que vous développez n’ont en effet rien d’exeptionnel, et c’est justement ce que je reproche non pas à vous mais bien aux journalistes, qui ignorent les communiqués de presse des arts émergeant (a t’on parlé ici de “la quainzaine numérique” organisé partout en fédération wallonie bruxelles ce mois ci, pour présenter au public des oeuvres d’art numérique??? ) mais starifient les startups faisant un usage “vulgaire” de concepts inventés et mis en place par d’autres de manière sensible bien avant.
      On ne vous reproche rien, pas même de copier (les idées appartiennent à tous).
      On est juste déçus du ton toujours consumériste et bas de plafond de ce blog.

      Et “logiciel libre” != “opensource” …

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