Carambla s’ouvre aux parkings publics et s’apprête à lever 500.000 euros

Après une première levée de fonds de 120.000€ en 2012, la startup gantoise Carambla s’apprête à lever cet été 500.000€. Fin mai, le service de réservation de parkings privés s’ouvrira également aux parkings publics et viendra concurrencer BePark sur son propre terrain.

Service en ligne, application Android & iPhone, et bientôt Windows Phone, Carambla est partout!
Service en ligne, application Android & iPhone, et bientôt Windows Phone, Carambla est partout!

Lancé en octobre 2011, Carambla est parvenu à rapidement prendre ses marques sur le marché belge grâce au support inconditionnel d’iMinds, un incubateur de startup financé par le gouvernement flamand.

A l’inverse de son concurrent direct, BePark, Carambla opte pour une approche plus “sociale” du marché en tentant de créer une communauté. Une stratégie P2P qui se montre vite fructueuse… En l’espace d’un peu moins d’un an, Carambla lève 120.000€.

“Vous pouvez gagner jusqu’à 50€ par mois, en ne faisant rien”

Depuis ses débuts, Carambla propose à ses utilisateurs des milliers d’emplacements de parking exclusifs en Belgique. Le service met en contact les automobilistes et des citoyens et entreprises qui sont prêtes à louer leurs places de parking à certains moments de la journée en l’échange d’un certain montant. En théorie, il est possible de gagner jusqu’à 50€ par mois et par place de parking, en ne faisant rien. Néanmoins, seules les places de parking les plus convoitées peuvent rapporter de tels montants…

Très vite, Carambla s’est en effet heurté à un mur. “C’est difficile de pousser les gens à louer des places de parking” explique Nicolas Kint, le co-fondateur de Carambla. “Tout d’abord, parce que le prix des parkings n’est pas si élevé qu’à l’étranger. En Belgique, on paye rarement plus de quelques euros pour une place de parking, alors que dans des villes comme Londres, le prix des places peut littéralement s’envoler. Ensuite, parce que les emplacements recherchés par les automobilistes ne correspondent pas forcément à l’offre du marché.” Concrètement, il n’est pas toujours évident de trouver une place là où on le souhaite…

© Dominique Duchesnes, pour Le Soir.
© Dominique Duchesnes, pour Le Soir.

Carambla s’ouvre aux parking publics

Pour contourner le problème, la startup a décidé de revoir sa stratégie. “L’aspect communautaire n’est plus si important aujourd’hui” explique Nicolas Kint. “Quand les gens cherchent une place, ils se moquent de savoir de quel type de parking il s’agit. L’idée a toujours été de permettre aux gens de trouver facilement une place de parking.

A partir de fin mai, Carambla intégrera également les parkings publics et élargira de manière considérable son offre d’emplacements de parkings. Plus tard, durant l’été, un système de réservations viendra également compléter les fonctionnalités du service. Un changement radical dans la philosophie du service qui misait jusqu’à aujourd’hui sur l’instantané et le communautaire.

Aujourd’hui, on mise beaucoup plus sur la mobilité” confirme le co-fondateur de Carambla. Disponible sur le Web, mais aussi sous forme d’application sur iPhone et smartphones Android, Carambla sera également bientôt décliné à la sauce Windows Phone.

“En quelques secondes, les utilisateurs mobiles peuvent trouver un parking à l’aide de notre application. Carambla se veut un outil très simple pour trouver un emplacement de parking au moment où on le souhaite.”

Une levée de fonds de 500.000€ cet été

Cet été, Carambla devrait amorcer un nouveau tournant dans son histoire, en effectuant une nouvelle levée de fonds de 500.000€. Cette fois, Carambla vise l’ouverture sur les marchés étrangers.

“Nous pouvons déployer notre application à l’étranger très rapidement” explique Nicolas Kint. L’idée, cette fois, est de permettre à d’autres entreprises, situées à l’étranger, mais aussi à des opérateurs, d’utiliser la technologie de Carambla moyennant un certain montant.

Aujourd’hui, plus de 5.000 personnes en Belgique utilisent déjà Carambla sur leur smartphone. Un nombre qui ne cesse de grimper et qui témoigne d’une réelle demande de la part des utilisateurs connectés.

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