La startup belge Take Eat Easy, qui était l’une des finalistes de Nest’Up l’année dernière, passe la seconde en annonçant le lancement de sa V2. Il y a quelques jours, la startup bouclait également un premier tour de table avec un investissement de 200.000€.

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Finaliste de la dernière édition de l’accélérateur de startup Nest’Up, Take Eat Easy s’apprête aujourd’hui à prendre son envol avec sa V2. Lancé en février dernier, Take Eat Easy s’est rapidement imposé comme un service de commande de plats à livrer très efficace dans la région bruxelloise. Et pour cause puisque Take Eat Easy prend une approche radicalement différente des autres services de commandes à emporter.

“Avant de passer une commande, il faut déjà savoir ce qu’on veut manger” explique Adrien Roose, co-fondateur et CEO de Take Eat Easy. Et c’est là que le service proposé par la startup belge prend tout son sens. “L’idée, c’est de permettre aux internautes de découvrir de nouveaux plats à travers un moteur de recherche. Take Eat Easy se veut un moteur d’inspiration et de commande de plats qui permet à la fois de naviguer à travers un vaste catalogue de plats, mais aussi de passer sa commande et de se faire livrer à domicile.”

Take Eat Easy se démarque de ses concurrents grâce à cette approche peu conventionnelle. L’internaute entre son adresse postale, choisit l’heure de livraison, et navigue ensuite à travers les plats qui lui sont proposés en toute simplicité. Les visuels, de grande qualité, permettent à l’internaute de se faire un meilleur avis sur le plat. Quant au moteur de recherche, il intègre un algorithme très précis qui permet de naviguer rapidement grâce à une série de mots clés.

Parmi les nouveautés de cette V2 : une nouvelle fonction favori, un redimensionnement automatique du site en fonction de la taille de l’écran et des fonctions de surf simplifiées qui permettent notamment d’afficher tous les plats d’un seul et même restaurant.

Autre nouveauté, qui devrait réjouir les “accros” du service,  le “parrainage” permet aux utilisateurs d’obtenir des réductions pour les réductions qu’ils offrent à leurs amis en leur faisant découvrir Take Eat Easy.

“Une relation de confiance doit s’instaurer”

“La difficulté, c’est de convaincre les gens de passer leur première commande” explique le jeune fondateur de Take Eat Easy. “Une relation de confiance entre le consommateur et le site doit s’installer.”

Mais au delà du service, c’est toute l’infrastructure que Take Easy Easy prend en mains. Le site contacte directement certains établissements et leur propose de figurer dans la carte. Les restaurateurs choisissent alors de préparer une dizaine de plats qui pourront être commandés par les utilisateurs du site. L’équipe de Take Eat Easy se rend sur place et photographie chaque plat indépendamment pour que le résultat soit absolument irréprochable.

Si les restaurants ne doivent payer aucun frais pour figurer dans le catalogue de Take Eat Easy, ils doivent en revanche concéder une commission de 12% par commande. Un “deal” qui nécessite un véritable démarchage commercial et qui permet à l’équipe de vendre son produit sous forme de “service”. Une fois le restaurant d’accord avec les conditions du site, une imprimante fournie par Take Eat Easy est placée au sein de l’établissement. Cette imprimante permet aux restaurateurs de valider la commande et le temps d’attente au client, qui reçoit un SMS aussitôt que l’établissement a validé sa commande.

Sur le long terme, Take Eat Easy souhaite développer davantage la relation entre le restaurateur et le client, en ouvrant notamment une administration qui permettra aux restaurateurs de modifier le prix, les tags et la carte de son établissement. Des promos sponsorisées pourraient également faire leur apparition d’ici quelques mois.

Un second tour de table bientôt

Mi-avril, Take Eat Easy levait 200.000€ auprès d’un large panel d’investisseurs. Une levée de fonds qui permettra à la startup d’entreprendre toute une série d’ajustements pour améliorer son service. Il y a quelques jours, le site lançait déjà une seconde levée de fonds sur MyMicroInvest. Take Eat Easy table sur un financement complémentaire allant de 50 à 100.000€. “L’objectif, aujourd’hui, c’est de valider le produit à Bruxelles, de prouver que Take Eat Easy est une startup viable.

“Nest’Up nous a apporté un réseau et une crédibilité”

“On a pris part à l’aventure Nest’Up un peu par hasard” explique Adrien Roose, le fondateur de Take Eat Easy. “Nest’Up nous a permis de concrétiser nos ambitions et nous a renforcé. Ils nous ont apporté un réseau et une crédibilité.”

L’aventure Nest’Up a permis à la startup de prendre son envol. Pourtant, Adrien Roose avoue avoir été surpris par le fonctionnement de l’équipe. “Ils déconstruisent l’idée des jeunes créatifs. Le but est bien entendu d’en ressortir plus fort. La phase de reconstruction nous a permis de valider certaines hypothèses. C’est une expérience très enrichissante, mais qui nécessite beaucoup d’implication. On travaille jour et nuit pour créer un prototype et préparer son pitch, quelque chose qu’on n’apprend pas sur le tas, ni à l’université, ni en entreprise.”

Pour passer votre première commande, c’est là que ça se passe.

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