L’industrie musicale est en pleine transition, et selon Per Sundin, le Managing Director de Universal Music Sweden, elle pourrait opérer un retour aux “golden years” d’ici quelques années grâce au digital.

Nous sommes de retour aux mêmes revenus qu’en 2004” explique Per Sundin, Managing Director d’Universal Sweden. Grâce au support des ventes digitales, l’industrie musicale commence à se porter mieux, et à en croire le directeur, elle pourrait même opérer un retour aux “golden years” d’ici quelques années si la tendance se confirme.

Nous avons constaté de gros changements dans les habitudes de consommation. Les fans de musique écoutent plus de musique que par le passé dans un environnement légal. Cela signifie que les revenus augmentent tout le temps, que les artistes sont payés à chaque fois que leur musique est jouée. Nos artistes tirent de gros profits de plates-formes comme Spotify, qui est devenue notre plus grosses source de revenus en Suède. L’un des effets positifs, c’est que nous investissons dans de nouveaux talents…

En Suède, les ventes seraient en hausse de 30%. Les ventes et écoutes digitales représenteraient 63,5% du chiffre d’affaires des compagnies. Parmi ces revenus, 89% seraient générés via le streaming. En parallèle, le téléchargement illégal existerait toujours mais serait en baisse.

Même s’il s’agit d’un marché souvent considéré comme en avance sur son temps, ces chiffres tendent à démontrer que le digital pourrait être la solution pour l’industrie musicale. Et si certaines tendances ont de quoi inquiéter les majors (la baisse des ventes de singles physiques et de ventes digitales), d’autres donnent de belles perspectives d’avenir (le streaming qui explose, les ventes de vinyles en hausse).

Ceci étant dit, il semblerait que les ventes digitales et le streaming ne remplaceront jamais totalement les ventes d’albums. En Suède, les ventes de CD (excluant DVD de spectacles et singles donc) n’ont diminué que de 1% sur une année. En d’autres termes : le streaming vampiriserait les ventes de singles et les ventes digitales et non pas les ventes de disques, mais n’aurait de toutes façons qu’un impact très limité sur des plates-formes comme iTunes (-12%).

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5 Commentaires

    • Sur un album CD vendu à 12 euros, l’artiste touche plus ou moins 8% du prix de vente

      Sur un album vendu sur une plateforme digitale, tout dépend de la crémerie: les prix et pourcentages de revenus varient que cela soit sur iTunes ou Spotify.

      Mais on site souvent le chiffre de 0,002 cents de revenu/chanson pour un artiste sur une plateforme.

  1. Les artistes qui dealent en direct avec un distributeur digital perçoivent une rémunération bien supérieure aux 8% traditionnels dans le cadre de ventes physiques.

    Même chez les artistes signés par les majors, la tendance est à une augmentation de la part du revenu issu des ventes digitales.

    Mais effectivement on est loin de compenser les pertes causées par la baisse des ventes physiques, même si le digital se porte très bien et progresse.

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