Développé par une petite équipe d’étudiants belges comme projet de fin d’études, Insert Coin est un court-métrage d’animation qui vous propose de replonger en enfance le temps de quelques minutes. Un concept de course-poursuite dans un monde imaginaire sur lequel Alisson Thiébaut, Louis Beucler et Nicolas Garcia Tunon ont travaillé durant près de 15 mois pour aboutir à un résultat visuellement bluffant.

15 mois de labeur. C’est ce qu’il aura fallu à Alisson Thiébaut, Louis Beucler et Nicolas Garcia Tunon de la Haute-Ecole Albert Jacquard, en plus de leurs cours et de leur stage, pour boucler ce projet de travail de fin d’études. Ensemble, les trois étudiants ont planché sur l’élaboration des modèles 3D des deux personnages, ce qui leur a pris approximativement 6 mois, avant de se lancer dans la réalisation avec une poignée de programmes comme 3ds Max et Zbrush pour la réalisation, Vray pour le rendu et After Effects pour la finalisation.

Il nous a fallu environ deux mois pour trouver une histoire qui plaise à toute l’équipe. Les limites techniques nous ont obligé à ne concevoir que deux personnages mais l’idée d’une course poursuite nous permettait de faire voir du paysage au public.” explique Nicolas Garcia. En visionnant le court métrage, difficile de ne pas penser aux courses de Pod Racer de Star Wars Episode I ainsi qu’à Mariokart. Ces inspirations, les jeunes concepteurs en sont très fiers. “L’idée était de rassembler tout ce qu’on a aimé quand nous étions enfants. Les jeux vidéo bien sûr, mais aussi les parcs d’attraction, les histoires imaginaires et Star Wars bien entendu.

Visuellement, le résultat est bluffant. Les trois étudiants avouent avoir travaillé des heures durant sans pause, avec comme objectif ce résultat. Et là où les gros studios abandonnent généralement des idées par manque de temps ou de moyens, Nicolas Garcia et son équipe sont parvenus à réaliser les 52 plans prévus dès le départ, et même à en ajouter quelques-uns. Parmi les réussites du groupe, le passage de la mine vient vraisemblablement en tête de liste, non seulement parce qu’il impliquait “un gros travail sur la lumière“, mais aussi parce qu’il se déroule sur plusieurs plans (2D /3D) et a nécessité plus d’attention que les autres. L’équipe nous a confié n’avoir aucun regret sur son travail. “On a fait de notre mieux en fonction de nos limites techniques, financières et de temps” explique Nicolas Garcia, avant d’ajouter qu’avec “un peu plus de moyens, on aurait sans doute ajouté des effets supplémentaires, comme de la fumée par exemple.” L’ambiance sonore ajoutée par Mathieu Tiger, Sound Designer, a permis de rendre plus palpitante cette aventure et d’y ajouter un peu plus d’humanité.

La petite équipe ne compte en tout cas pas s’arrêter en aussi bon chemin. Elle avoue vouloir envisager un autre projet, qui prendra peut-être plus de temps pour voir le jour. Nicolas Garcia et Louis souhaiteraient suivre des formations complémentaires en animation pro, avant de se lancer dans la réalisation de films d’animation, peut-être dans un prestigieux studio. Alison, de son côté, semble vouloir opter pour le domaine artistique, avec la modélisation. Ce qui est plus ou moins certain en revanche, c’est que le désir de collaborer à nouveau se fait ressentir, malgré les difficultés rencontrées et l’énorme travail qu’Insert Coin a exigé d’eux. Un bel exemple de motivation et d’ambition qui prouve une fois de plus que la Belgique est un véritable réservoir à jeunes talents.

Si vous souhaitez en connaître davantage sur le projet ou suivre tout simplement les futurs projets de l’équipe Insert Coin, direction leur page Facebook.

On en parle sur le forum.

Propos recueillis par Etienne Froment pour Geeko.

6 Commentaires

  1. @Etienne Froment: Oui, enfin, ça se discute. Ca ne parle pas plus de la Belgique que de la Wallonie (que de Namur ou même que de l’enseignement supérieur artistique). Que vous vous sentiez d’abord belge ne change rien à la portée de l’info à moins que vos articles soient un prétexte pour parler de vous et de vos aspirations. Dans ce cadre, le film n’est pas lauréat d’un festival international ou national qui le rend particulièrement représentatif de la Belgique. Pourquoi porterait-il donc ce brassard? Vous parlez d’un court-metrage réalisé dans le cadre d’un travail de fin d’études d’une école namuroise. Alors c’est une info à l’échelle (dans l’ordre) d’une école, d’une communauté, d’une ville, d’une région et enfin d’un pays. Quant à savoir la réelle portée de l’info, elle dépend des auteurs, de la des subsides allouées au film et du contexte de sa présentation.
    Vous avez le droit de le mettre en rapport avec l’industrie internationale du film d’animation, histoire de redorer artificiellement et arbitrairement le blason national (votre CQFD final sur le réservoir de talent belge en dit long) mais ce n’est pas du tout cousu de fil blanc. Un très bon court-métrage dans une école ne rempli pas nécessairement le réservoir national de talent. C’est un peu facile et très dirigé.
    C’est votre article, vous en faites évidemment ce que vous voulez mais je pense que le commentaire de Valère Doumont, bien qu’étonnant à première vue, n’est pourtant pas dénué de sens.
    Bon, je vous laisse, mes choux de Belgique vont refroidir…

  2. Oh loin de moi l’idée d’être fédéraliste, c’est juste que je ne vois pas l’intérêt de préciser qu’ils sont wallons. Le nom de leur école suffit, et c’est un débat qui ne devrait même pas exister. Il y a une règle d’or en journalisme concernant l’identité d’une personne ou d’une chose: “Il faut la préciser uniquement quand c’est essentiel à l’article” ou quand il s’agit d’un complément d’info intéressant. Dans le cas présent, le “belge” est là pour attirer l’oeil et parce que le fait qu’ils sont belges intéresse davantage le lecteur. “Un très bon court-métrage dans une école ne rempli pas nécessairement le réservoir national de talent. C’est un peu facile et très dirigé.” En effet, on est bien d’accord. Un petit film d’animation à lui seul ne fait pas de la Belgique un réservoir à talents. Mais juxtaposé à des milliers d’autres artistes qui brillent sur la scène internationale, si. Qu’il s’agisse de la scène musicale, des artistes graphiques ou encore des développeurs d’apps / softwares, la réalité est qu’il y a un certain talent en Belgique, qui commence souvent très tôt. “Quant à savoir la réelle portée de l’info, elle dépend des auteurs, de la des subsides allouées au film et du contexte de sa présentation.” -> Egalement d’accord, sauf qu’ils ne sont pas tous namurois, que c’est publié sur le site d’un journal national et que les subsides ne rendent pas forcément un groupe “wallon”. Exemple pour appuyer mes propos: deux chanteurs néerlandais qui bossent dans une boite de prod belge et sont subventionnés et produits en Flandre deviennent-ils des artistes flamands? Pour moi il s’agit toujours d’artistes néerlandais mais d’oeuvres belgo-néerlandaises. Je me vois mal changer leur identité pour le plaisir de quelques lecteurs qui aiment voir “Wallonie” partout 🙂 Et comme je l’ai dit c’est un débat qui n’a pas lieu d’être.

  3. Je suis d’accord avec Étienne, je ne vois pas pourquoi on devrait préciser Wallonie ! J’irai même plus loin en reprenant sont exemple d’œuvres belgo-néerlandaises, dans ce cas la on nous lâche “le film d’animation belge qui fait parler de lui” alors qu’il s’agit d’un film d’animation franco-belge étant donné qu’il y a aussi un français dans l’équipe !

    Au passage, parce qu’on est la pour ça quand même, chouette petit court-métrage y a vraiment de bonnes idées, j’adore la partie 2D old school à la “crash bandicoot”

  4. rhââââ ces Belges ! On leur montre un chouette court-métrage et ils se pignolent sur la rue où il a été fabriqué !!! petits_esprits@zizitoudur.wal

    Excellent boulot à tous les niveaux les gars. J’adore les couleurs “flashy”, l’ambiance et toussa-toussa.

    Au fait, Wallon du Brabant, du Hainaut, de Liège, de Namur ou de luxembourg ? 😀

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