Un nouvel outil mis en place par  le Belgian Internet Service Center (BISC) doit permettre de mieux coordonner et appréhender la lutte contre la fraude sur internet. Présenté lundi à la presse, il se veut surtout un outil de “prévention” plutôt que de “répression”, a insisté le secrétaire d’Etat chargé de la Lutte contre la fraude fiscale, Bernard Clerfayt.

Le BISC ne vise nullement le particulier qui vend de temps à autre des articles de seconde main sur l’un ou l’autre site spécialisé”, a commenté M. Clerfayt. L’objectif est de lutter contre la grande fraude qui perturbe l’activité économique. Le BISC dispose de nouveaux logiciels dont certains s’inspirent d’outils informatiques utilisés à l’étranger. Ceux-ci doivent notamment permettre de “dresser la carte des sites web suspicieux” et rechercher “les commerces en ligne frauduleux qui à première vue peuvent paraître tout à fait légaux”. A ce jour, 425.000 prestataires et 28 millions d’articles ont été vérifiés par le BISC mais il est trop tôt pour évoquer les contrôles en terme de montants, a indiqué M. Clerfayt.

Le Belgian Internet Service Center agira en coopération avec les différentes administrations chargées de lutter contre la fraude sur internet. “Ceci doit faire du BISC le pivot de la lutte contre le commerce au noir sur le net”, a souligné le secrétaire d’Etat Carl Devlies, chargé de la Coordination de la Lutte contre la fraude. Plusieurs administrations et institutions sont compétentes en la matière, du SPF Economie à la Federal Crime Unit, en passant par la CTIF, l’ex-ISI, voire les Affaires sociales mais aussi la Justice.

Le “.be”, label de qualité

“Ogone, l’opérateur de services de paiement auquel 85 pour cent des magasins en ligne belges sont affiliés, a estimé que le commerce en ligne belge a réalisé un chiffre d’affaires de 903 millions d’euros en 2010”, a rapporté lundi Carl Devlies. Il s’agit de chiffres concernant les sites web actifs sur le domaine “.be”. On devrait dépasser le milliard d’euros cette année. Les autorités belges entendent faire de “.be” un label de qualité. Elles négocient aussi avec les autorités européennes pour en faire de même avec le domaine “.eu” qui correspond à des adresse enregistrées en Belgique.

(belga)