C’est sûr, elle sera en bonne position à l’heure de décerner l’award du bad buzz de l’année. La campagne pub lancée par la marque de crème à se faire tomber les poils Veet a tourné à la polémique. Pas forcément une mauvais chose pour la marque, qui, même si c’est en grande partie en mal, réussit à faire parler d’elle. Et c’est ce qui compte, comme dirait le marketeux branché.

Rétroactes. L’été approche, il est temps de penser à se faire le maillot. Veet lance un arsenal marketing dans le but de créer le buzz. Du viral, selon le jargon. Veet a mis la dose. Le virus a un taux de contamination élevé. Nom de la campagne : “Mon minou tout doux”. Non, non, il ne s’agit pas de ça, esprits mal tournés. La marque l’assure. Tout est bien au-dessus de la ceinture. Tout est rose bonbon, innocent.

La campagne est présentée comme ceci :

  • Un clip vidéo dans lequel un petit chat (femelle) qui chante “Quand mon minou est tout doux, il aime être caressé partout”. Vous n’y pensez pas.
  • Un site internet sur lequel vous pouvez choisir “votre minou” et “l’épiler virtuellement”. Décidez ensuite, si vous le voulez, de passer le “test du matou”, qui jaugera la qualité de votre travail. La “chatte n’est pas assez douce” ? Il grogne et s’éloigne.

[youtube WvSv1MvyTg4]

Sur le web, impossible d’échapper à la vague. “Mon minou tout doux” se propage via les réseaux sociaux à la vitesse d’une épilation à la cire. Mais ça fait mal à Veet, visiblement. La boîte décide de retirer le clip de YouTube et de suspendre le site.

Citée par L’Express.fr, l’entreprise se justifie ainsi :  “Veet a préféré ne laisser aucune place à l’ambiguïté” (sic).  Il s’agissait, selon l’entreprise d“‘un test” pour créer un buzz viral”, selon les propos rapportés par le site français.  Évidemment, des internautes ont sauvegardé la vidéo.