Photo : PY Thienpont - Le Soir

Entartage rime souvent avec Godin. C’est en tous cas le premier nom qui vient à l’esprit quand la crème fraîche frappe une personnalité et que retentit le “gloup gloup”. Après l’entartage d’Eric Zemmour, mardi à Paris, revendiqué par six jeunes Belges, nous avons donc naturellement interrogé le fer de lance des “attentats pâtissiers”.

Avez-vous participé à l’entartage d’Eric Zemmour ?

“Non. Il s’agissait d’un acte impulsif effectué par six jeunes garnements intrépides.”

Mais l’auriez-vous fait ?

“Non, pas ces temps-ci, car je suis contre sa mise à pied et ses problèmes judiciaires. L’entreprise pâtissière ne veut pas jouer le jeu du système. Les chroniques de Zemmour sont parfois lucides, subversives. Je ne suis pas forcément d’accord avec lui, mais il exerce une liberté de parole. Je préfère les cibles qui ont du pouvoir, répressif, comme Philippe Val (directeur de France Inter, ex-rédacteur en chef de Charlie Hebdo, ndlr).”

Noël Godin précise que les six jeunes qui ont entarté Zemmour seront ralliés à la cause de l’entreprise pâtissière. “D’ailleurs, nous mangeons ensemble demain. Pour entrer dans l’entreprise, il n’y a pas de test, une belle résolution souvent suffit.”

Des cibles en vue ?

“Tous les politiciens belges méritent d’être entartés, car ce sont tous des gangsters. Je reçois beaucoup de demandes d’entarter De Wever mais alors il faudrait aussi entarter un francophone. Je pense qu’il s’agirait de Reynders.”

Il ne veut pas en dire plus sur ses projets. Mais précise quand même qu’il aimerait à nouveau manier lui-même la tarte :

“Je sers souvent de diversion, mais la prochaine fois je serai sûrement là. A l’ultime moment je sortirais d’une sorte de paquet pour l’entartage.”

En France ou en Belgique ? Il préfère laisser planer le mystère.

Propos recueillis par Anthony Planus (st.)

Zemmour entarté
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