Test – Cat Quest III : une nouvelle aventure chatisfaisante

Août 2017, The Gentlebros sort un tout nouvel action-RPG mettant en scène un chat. Cat Quest, de son nom, est bien accueilli, ce qui pousse le studio à sortir une suite en 2019. Cette dernière signait notamment l’intégration d’un mode coopératif. Cinq ans plus tard, les développeurs remettent le couvert avec un troisième opus qui se charge d’agrémenter la recette avec l’ajout des batailles navales.

Oubliez le territoire des chiens du deuxième volet, pour cette nouvelle aventure, le studio singapourien invite à découvrir l’univers de la piraterie, ou plus précisément de la pi-rat-erie. Vous l’aurez compris, les ennemis principaux sont cette fois-ci des rats, mais pas que. Rassurez-vous, vous incarnez toujours un chat, plus précisément un aventurier (avec deux apparences au choix au lancement de la partie) qui a été recueilli plus jeune par le Capitaine Chapoté. La mission est simple, il faut trouver le trésor de l’Étoile Polaire, ce qui amènera fatidiquement à affronter le roi des pirates. Le scénario est assez simpliste. Même s’il a le droit à quelques passages un peu plus travaillés au contact de certaines entités ou sur la fin, il reste assez léger. Néanmoins, il se suit avec un certain plaisir, surtout que le studio a conservé ce qui faisait le charme des deux premiers volets, à savoir un humour omniprésent, des jeux de mots par dizaines et des références à la pop-culture en nombre. Parcourir les Charaïbes et discuter avec les divers personnages est assurément un plaisir.

Bienvenue à Chatuga pour démarrer votre aventure contre les pi-rat-es!

La grosse nouveauté de ce Cat Quest III, c’est l’intégration des batailles navales. Après quelques minutes de jeu à peine, le temps de faire la connaissance de quelques rats ennemis, on débloque un bateau. Celui-ci permet de voguer sur les mers et ainsi d’accoster sur les îles de la carte. Il se dirige facilement avec le stick et permet même quelques accélérations. Pour pimenter le jeu, nous avons le droit à des batailles navales contre divers navires. Rassurez-vous, ces phases de jeu restent accessibles. Les manœuvres sont très arcade et il suffit simplement de viser un minimum pour envoyer des boulets de canon sur les adversaires (bateaux ou ennemis sur les îles qui sont à portée) ou pour déclencher un tir spécial. Bien entendu, l’aspect light-RPG est également présent, le navire pouvant être amélioré au fil de la partie. De quoi entrevoir la possibilité à un moment donné de s’attaquer à un bateau très spécial.

Comme sur le bateau vous allez trouver une bouée, vous pourrez également aller nager à tout moment. Attention toutefois, il est possible de donner un coup d’accélération ou de se rapprocher de l’épave de son bateau pour le réparer mais pas d’attaquer. Pour cela, il faut impérativement rejoindre la terre ferme. Par contre, la carte étant plus grande que les précédentes, les développeurs ont fait des efforts au niveau de l’interface. La navigation n’en est que plus aisée. On peut ainsi voir les quêtes sur la carte et placer un marqueur afin de suivre l’objectif principal ou un secondaire que l’on souhaite faire avant. Les détails et le niveau de zoom/dézoom permettent également de bien se repérer, notamment lors de la chasse à l’homme, du moins à l’animal, qui sert de fil rouge. Battez les ennemis les plus recherchés, rendez-vous au bar et obtenez des trésors et de précieuses rations de lait.

On fait couler la flotte adverse avec la grosse nouveauté de cet opus

Pour le reste, le gameplay n’évolue pas beaucoup. Une touche pour les attaques, une pour les esquives et les quatre gâchettes pour lancer les sorts, voilà à peu près ce qu’il faut maîtriser pour se défaire des ennemis. Bien entendu, chaque type a sa spécificité et la magie peut aider. Utiliser des sorts de glace (avec la baguette adéquate qui remplace l’arme à feu) contre des adversaires de type feu peut s’avérer très utile. Comme par le passé, tous les accessoires et les armes peuvent être améliorés à la forge, tout comme la magie peut être montée (sur trois niveaux) dans le bâtiment à côté, il y a des trésors à trouver et du loot à ramasser. Pour faciliter la gestion de l’inventaire, lorsque vous obtenez un élément en doublon, son niveau augmente au lieu d’en avoir deux de niveaux différents. Quelques accessoires peuvent être équipés pour appliquer des compétences passives et l’équipement va influer sur les stats de notre personnage. Rien de nouveau sous le soleil mais l’ensemble fonctionne bien. L’aspect light-RPG permet d’accueillir les néophytes et de leur faire apprécier le genre.

En plus, la difficulté est assez basse si on suit les quêtes données (on peut se repérer aux flèches des tours qui montrent le chemin à suivre). En revanche, s’attaquer dès le début à des ennemis ayant 30 ou 40 niveaux de plus peut ajouter une dose de piment et un fort risque de Game Over… Enfin, de retour au perchoir pour faire une bonne sieste et repartir tout requinqué comme si de rien n’était. L’aventure se boucle en une bonne huitaine d’heures, avec une grosse partie des quêtes secondaires achevées, un peu plus si vous cherchez à faire toutes les quêtes annexes (avant le point de non retour du scénario). Une fois le premier run terminé, on débloque un mode New Game + qui permet de repartir à l’aventure contre des ennemis au niveau bien plus élevé. L’occasion également d’aller chercher des butins aux niveaux eux aussi plus élevés.

On apprécie en plus tous les efforts faits pour apporter un peu de diversité et briser ce côté un peu redondant qui se fait sentir de temps en temps. Ainsi, on retrouve par exemple quelques énigmes (simplistes) à résoudre sur les îles ou dans les donjons. On sourit également lorsqu’on croise le Metallichat (on vous laisse deviner la référence) qui offre une séquence en 2D du plus bel effet. Il en va de même contre une poignée d’autres ennemis qui transforment la partie action-RPG en un jeu lorgnant vers le shoot them up avec une inspiration bullet hell. Cela ne suffit pas forcément à pallier le manque de profondeur du gameplay ou la lassitude éprouvée au niveau de certaines quêtes Fedex mais c’est toujours un plus.

Un perchoir, un perroquet, c’est l’heure du repos bien mérité

Bien entendu, The Gentlebros a conservé la nouveauté de Cat Quest II, à savoir la coopération en local. Soit dès le lancement de l’aventure, soit en se rendant auprès d’un perchoir, on peut intégrer un deuxième joueur. Son niveau s’adapte à celui du personnage principal. Il permet d’apporter un vrai soutien, de faciliter la progression et d’apporter une complémentarité. Par exemple, le joueur 1 peut miser sur le corps à corps, en utilisant le bouclier qui redonne des points de vie à chaque parade, pendant que le deuxième assure les attaques à distance. L’un peut être plus offensif et l’autre de soutien, etc. Ce qui est sûr, c’est que les développeurs auraient pu s’inspirer de certains jeux Lego pour pousser le mode et lui donner une autre dimension. Là, malheureusement, si les deux personnages s’éloignent trop, plus aucun ne peut avancer dans la direction opposée à l’autre et aucun n’est centré. Cela force donc les deux personnages à rester dans une même zone et donc à progresser ensemble.

Enfin, il est bon de noter que le changement d’univers profite bien au jeu. C’est toujours très coloré et mignon tout plein. Le studio a semble-t-il fait quelques efforts sur certains rendus, à commencer par l’eau, pour qu’ils soient un peu plus agréables à l’œil. Bien entendu, on peut toujours apercevoir quelques textures plus sommaires mais l’ensemble reste joli et tourne parfaitement. Le design des personnages est inspiré alors que celui des donjons est plus mitigé. La bande-son, quant à elle, est très bonne. Les thèmes varient selon la situation, de la musique d’ambiance plutôt agréable aux sons plus épiques lorsque la situation s’y prête. C’est une vraie réussite.

Conclusion

Avec son nouvel univers sur le thème de la piraterie, Cat Quest III a un côté attirant. Il utilise les acquis développés dans les deux précédents volets pour offrir une expérience action et light-RPG plutôt satisfaisante. Pour varier les plaisirs, il renouvelle les jeux de mots et autres références, intègre des batailles navales, aussi simplistes et arcade soient-elles, ajoute un fil rouge sur fond de traque d’ennemis et améliore certains aspects, comme le rendu de l’eau, la navigation, la taille de la carte, etc. Bref, The Gentlebros a fait des efforts, même au niveau de certaines phases de jeu, pour offrir une expérience toujours plus agréable. Dommage que le scénario soit toujours aussi léger, que certains allers-retours fassent souffler et que l’ensemble manque de profondeur. Malgré certaines tentatives pour varier les situations, on ressent vite un sentiment de redondance dans la progression. De même, le mode coopératif (uniquement en local) mériterait quelques ajustements pour le rendre plus agréable. Ne boudons pas notre plaisir pour autant, si vous ne connaissez pas la licence ou que vous souhaitez un contact plutôt doux avec le monde de l’A-RPG, alors ce Cat Quest III est sûrement fait pour vous.

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