Le mois de juillet 2023 était de loin le plus chaud mois de l’histoire humaine, et les feux de forêts pullulent. Pour cette raison, l’ESA a décidé de ressusciter une initiative ancienne : un suivi des feux de forêt en direct. C’est une initiative qui fait sens alors qu’on ne compte plus les incendies qui ravagent le sud de l’Europe. Grâce aux satellites, l’Agence Spatiale Européenne a décidé d’ouvrir son Atlas Mondial des Incendies. Un projet qui n’est pas tout récent, puisque l’ESA le proposait déjà en 2013, mais qui est remis au goût du jour. Ce sont les données récoltées par le satellite Copernicus Sentinel-3 qui permettent cette initiative, un satellite disposant de nombreux instruments de recherche très utiles aux climatologues tels que ceux utilisés pour la mesure de la température océanique (un autre sujet de préoccupation alors que celle-ci a battu plusieurs records). Il faut le dire, l’espace est idéal pour observer ces super-incendies sans fin comme celui qui a ravagé 15% de l’île de Rhodes. Cette année, en effet, ce ne sont pas moins de 234.516 hectares de terre qui ont brûlé sur le vieux continent. Une situation largement visible depuis l’espace. Pour consulter l’Atlas, il suffit de se rendre sur ce lien. En sélectionnant le mode que vous désirez (viewer ou dashboard), il vous sera possible non seulement d’observer les incendies en cours dans le monde mais aussi de générer des statistiques (au niveau mondial ou national) ou générer la carte des feux sur une période donnée. C’est donc tout un éventail de données auquel vous pourrez avoir accès afin de mieux comprendre la situation dans laquelle le monde est plongée en 2023. Pour rappel, le mois de Juillet 2023 a vu la coexistence de trois dômes de chaleurs dans l’hémisphère nord, en Europe du Sud, en Amérique du Nord et en Chine, et le record de chaleur mondial a presque été battu dans la vallée de la mort où le mercure affichait près de 54° celsius. Mais l’Atlas Mondial des Incendies est avant tout une initiative qui s’adresse aux chercheurs et aux climatologues. Avec les nombreuses données recueillies par le satellite, il pourrait en effet permettre de mieux comprendre les incendies, phénomène en fin de compte pas si bien compris que ça, qui deviennent pourtant une occurrence courante dans un monde soumis à rude épreuve par le réchauffement climatique.