Preview – découverte de Forspoken, la nouvelle exclu PS5 de Square-Enix

Outre God of War Ragnarök, la Playstation 5 s’apprête à accueillir dans les prochains mois une autre nouvelle exclusivité. Développé par Square Enix, Forspoken s’est dévoilé à nous lors d’une longue démo de près de deux heures.

Rappelez-vous du Projet Athia, dévoilé par Square Enix à la conférence PS5 de Sony en 2020 comme la future grosse exclusivité de la console. Un titre qui aura été très mystérieux dès ses premières bande-annonces, puis qui ce sera finalement avéré très prometteur. Forspoken débarquera dès le début d’année 2023, en exclusivité temporaire PS5 de deux ans. Il sera également disponible sur PC, et pourra, dès 2025, sortir sur Xbox.

Ce 31 août, nous avons eu la chance d’être invités par Square Enix dans ses bureaux parisiens pour mettre la main sur le futur AAA du studio. Durant près de deux heures, nous avons découvert le gameplay, les innombrables sorts de Frey, mais aussi ce magnifique monde d’Athia et sa faune et sa flore.

Avant toute chose, plantons le décor. Lors de la démo, nous n’avons rien appris du scénario de Forspoken, surprise et embargo oblige. Qu’à cela ne tienne, nous connaissons le pitch de départ et ce qui emmène la jeune Frey Holland à Athia. D’une manière totalement inexpliquée, cette jeune New-Yorkaise orpheline se retrouve propulsée dans ce monde hostile qu’est Athia. Elle “rencontre” Cuff, un bracelet magique avec qui elle échange régulièrement et qui lui confère des pouvoirs magiques pour se défendre et sauver le royaume.

Mais comme précisé plus haut, cette démo preview ne nous aura aucunement permis d’en apprendre davantage sur le scénario. Au lieu de cela, nous avons eu affaire à cinq quêtes annexes et la possibilité de nous balader et de découvrir plus en profondeur Athia.

Au niveau des quêtes annexes, celles-ci sont plutôt agréables à réaliser, mais l’on craint que celles qui seront proposées tout au long de l’aventure ne soient que trop redondantes. Nous avons souvent eu à rallier un point B depuis un point A et de débarrasser cette zone de ses ennemis. C’est pratiquement tout ce que nous avons eu à faire, et il serait dommage que toute l’aventure ne se résume qu’à ça. Encore une fois, nous n’avons pas pu réaliser des missions du scénario, et espérons qu’elles seront plus variées.

Ces missions secondaires nous sont principalement attribuées lors de notre exploration du monde d’Athia. Celui-ci prend la forme d’un immense open-world peuplé de créatures hostiles et d’environnements escarpés qui privilégient le parkour et l’escalade. Au niveau du level design, Square Enix a tout simplement réalisé un sans-faute. L’univers d’Athia est irréprochable avec tantôt des environnements plus herbacés et lumineux, tantôt des environnements plus sombres et moins paradisiaques. Les nombreuses falaises peuvent d’ailleurs être escaladées grâce à l’espèce de grappin de Frey, mais on regrettera que les points d’accroche ne soient pas suffisamment nombreux.

Mais l’une des craintes qui nous est apparue en jouant à Forspoken, c’est la pauvreté de l’environnement en matière de PNJ. C’est bien simple : en deux heures d’exploration, nous n’avons rencontré aucun personnage si ce n’est des créatures hostiles. Selon les quelques bande-annonces dévoilées, des villages peuplent Athia. Nous n’en avons rencontré aucun, peut-être cela était fait exprès, mais on suppose que ce sont les villageois qui attribuent les quêtes annexes à Frey.

Abordons ensuite le ressenti que nous avons eu du gameplay. Sur ce point, Square Enix a fait fort, très fort même. C’est ultra-nerveux. Frey dispose de nombreux sorts pour se défendre contre les ennemis. Difficile dans un premier temps d’appréhender les commandes relatives à leur utilisation, tout devient très vite fluide et facile à manier. On distinguera les sorts de Frey de ceux de Cuff, mais également les pouvoirs de corps-à-corps, à distance et ultime. Tous les sorts doivent se recharger individuellement, d’où l’utilité d’alterner entre les sorts de Frey et ceux de son acolyte. Nous avons également entraperçu l’arbre de compétences qui permet débloquer de nouveaux sorts et aptitudes pour la jeune fille.

Enfin, mentionnons l’excellent rendu du titre sur Playstation 5. Optimisé pour la console de Sony en raison de l’exclusivité temporaire de deux ans, Forspoken est vraiment sublime. Les environnements sont magnifiques et l’apparence de Frey et des nombreux ennemis est vraiment bien imaginée. Les affrontements sont pour leur part de toute beauté grâce à l’explosion de particules qui découlent de l’utilisation des sorts. Et malgré les milliards de particules qui fleurissent à l’écran, le titre reste stable en toute circonstance !

En l’état, Forspoken a tout pour être une franche réussite à sa sortie. Le gameplay est ultra-nerveux grâce aux très nombreux sorts de la jeune fille, et l’on prend un réel plaisir à en découvrir de nouveaux et s’attaquer aux créatures belliqueuses. Ces sorts jouissent d’ailleurs de l’excellente optimisation du titre sur PS5 qui, en plus d’être très fluide, est tout simplement très réussi visuellement. D’exquis effets de particules viennent par ailleurs embellir les sorts et c’est impressionnant de voir à quel point son framerate est stable malgré la déferlante d’animations et de particules. Malgré tout, du peu que l’on a vu de Forspoken, on espère que certains éléments seront améliorés d’ici à sa sortie. D’une part, le monde d’Athia semble plutôt vide. Si ce n’est des ennemis à terrasser, nous n’avons tout bonnement rencontré personne. Enfin, les missions secondaires proposées nous ont paru quelque peu trop redondantes. Nous présumons que l’histoire principale sera quelque peu différente, mais nous n’en avons pas la certitude. Ces deux manquements seront peut-être préjudiciables à Forspoken, mais nul doute qu’il trouvera son public à sa sortie.

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