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Qui sont les “ghostwriters” de LinkedIn

Sur le réseau LinkedIn, lorsque l’on tape “ghostwriter” dans la barre de recherche, les profils fleurissent sur plus de 100 pages. Mais alors, qui sont ces gens et en quoi consiste leur métier ? 

Dans le monde, une communauté d’agences et de rédacteurs indépendants travaille discrètement en tant que rédacteurs fantômes pour les PDG et autres cadres qui publient régulièrement du contenu sur LinkedIn.

Ainsi, à la façon des hommes politiques qui font appel à des rédacteurs de discours, les dirigeants d’entreprises font appel à des rédacteurs pour leur rédiger une image sur les réseaux sociaux. Et ce, dans une société où une bonne réputation virtuelle est de plus en plus indispensable pour les marques et les entreprises.

Écrivains de l’ombre

Le métier de “ghostwriter”, ou “prête-plume” en français, n’est pas nouveau. Alors qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre eux font leurs preuves sur les réseaux sociaux, les ghostwriters ont d’abord commencé dans le domaine de la littérature et de la musique. Par exemple, le thriller “The Ghost Writer” retrace l’histoire d’un écrivain à succès, engagé pour terminer les mémoires de l’ancien Premier ministre britannique, Adam Lang.

Plumes de dirigeants d’entreprise sur les réseaux sociaux, les “ghostwriters” sont désormais particulièrement actifs sur LinkedIn. En effet, de nombreux cadres, motivés par l’envie de se créer une marque virtuelle, font appel à des rédacteurs fantômes pour les aider à créer du contenu. Dans un monde où LinkedIn compte désormais plus de 810 millions de membres dans 200 pays et territoires, ce métier et ces compétences sont maintenant reconnus par les plus haut placés.

Cachés, mais bien payés

Le concept du métier de ghostwriter est donc de ne jamais préciser avec qui on travaille, sauf si l’on est salarié. De son côté, le client n’indique pas non plus si ses publications sont le fruit d’un de ces rédacteurs de l’ombre. En clair, un rédacteur fantôme a pour mission d’écrire au nom d’une autre personne et ne reçoit aucun crédit pour les travaux qu’il produit. Seulement une compensation financière, et pas des moindres.

En écrivant des articles pour des cadres supérieurs et des influenceurs, certains de ces rédacteurs fantômes gagnent entre 500 et 700 dollars de l’heure, selon Business Insider. En guise de comparaison, c’est à peu près le tarif en vigueur pour un avocat de haut niveau. “Les prix varient considérablement, mais se situent généralement entre 2 500 et 10 000 dollars par mois”, précise Business Insider.

En clair, il faut s’attendre à ce que la demande de services de ghostwriting augmente à mesure que les créateurs rejoignent LinkedIn. De même, si la création de contenu LinkedIn devient un élément essentiel de la croissance de l’emploi, la demande de ghostwriters continuera à exploser.

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