Kilian Seiler (unsplash)

Comprendre l’indice de réparabilité en cinq points

Cette année, les consommateurs belges pourront bénéficier d’un nouvel indicateur informatif à l’achat de certains appareils électroniques. Explications.

La mise en place d’un indice de réparabilité en Belgique est l’une des mesures phares du plan d’action 2021-2024. Présenté par le gouvernement fédéral en décembre dernier, il promeut l’économie circulaire.

Ce plan fédéral belge pour une économie durable va de pair avec la résolution sur le droit à la réparation votée par le Parlement européen en 2020, approuvée par le Conseil et mise à l’agenda par la Commission. Il comprend 25 mesures organisées autour de 6 objectifs. Les différentes mesures prônent le recyclage, la réparation, la lutte contre l’obsolescence programmée et à l’encadrement des allégations environnementales. L’objectif ? Lutter contre le greenwashing.

Une inspiration française

Le mode de fonctionnement de cet outil s’inspire directement de l’indice de réparabilité développé en France.

À savoir que nos voisins utilisent déjà cet indicateur depuis le 1er janvier 2021. Son objectif est de lutter contre l’obsolescence en informant le consommateur sur le caractère réparable ou non d’un produit au moment de l’achat. Et, par la même occasion, allonger la durée de vie de l’appareil et sa période d’utilisation.

Les produits concernés

Chez nos voisins français, l’indice de réparabilité est obligatoire pour cinq produits. À savoir, les lave-linges à hublot, les smartphones, les ordinateurs portables, les téléviseurs et les tondeuses à gazon électrique. À terme, il devrait s’étendre à d’autres catégories de produits.

Dans le plat pays, les appareils concernés devraient être les mêmes. La liste devrait s’élargir progressivement, et englober d’autres objets tels que les vélos.

Un score basé sur 5 critères

Le score de l’indice est calculé selon 5 critères. À partir de cette analyse, il propose une note sur 10, assortie d’un code couleur.

Voici les cinq critères de détermination :

  • la durée de disponibilité de la documentation technique
  • la facilité de démontage et les outils nécessaires pour y parvenir
  • la durée de disponibilité des pièces détachées
  • le prix des pièces détachées rapporté au prix du produit neuf
  • les critères spécifiques  tel que le score déterminé par des sous-critères propres à la catégorie de produits concernée. Par exemple la possibilité de réinitialisation logicielle pour des smartphones et ordinateurs portables.

L’alternative Ifixit

Le site ecoconso.be rappelle que, lors de l’achat d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur portable, il est également possible de se rendre sur le site ifixit.com. Ce dernier propose son propre indice de réparabilité, attribué après démontage complet des appareils. Il va également de 1 à 10, sans décimale.

Sur Ifixit, les internautes peuvent aussi trouver des multiples tutoriels vidéos. Ceux-ci expliquent comment faire une réparation soi-même.

Un lancement cette année

Pour en revenir sur la résolution sur le droit à la réparation, une consultation “Consommation durable de produits— promotion de la réparation et de la réutilisation” est en cours. Elle est disponible sur le site de la Commission européenne jusqu’au 05 avril 2022. La nouvelle directive européenne devrait encore être adoptée cette année.

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