La Belgique réfléchit à l’utilisation de caméras pour détecter l’usage du GSM au volant

Un système semi-automatique de reconnaissance d’images pourrait être utilisé prochainement pour détecter les personnes en infractions.

Depuis que les smartphones ont envahi nos vies, les accidents liés à leur utilisation n’ont cessé d’augmenter. Malgré l’interdiction de leur emploi au volant et les sanctions liées à cette infraction, de nombreux conducteurs imprudents continuent de se servir de leur appareil en conduisant. Pour tenter de mettre un terme à ces pratiques dangereuses, le gouvernement fédéral s’est mis d’accord sur l’utilisation de caméras intelligentes pour traquer l’utilisation du GSM au volant.

« Les mesures traditionnelles ne suffisent plus », estime la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden. « C’est pourquoi le gouvernement se tourne désormais vers le réseau de caméras ANPR (NDLR : Système de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation) qui est déjà en place le long des routes. »

Concrètement, le système prendra des photos de tous les conducteurs à travers leur pare-brise et fera appel à des algorithmes de reconnaissance d’images pour déterminer s’ils utilisent ou non un téléphone en conduisant. Leur plaque d’immatriculation sera également enregistrée. Si le système estime qu’une personne est en infraction, il enverra une alerte à un membre des forces de l’ordre qui déterminera s’il y a effectivement une transgression du Code de la route.

« Les premiers projets pilotes devraient débuter au début de l’année prochaine », indique le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet. Pour l’instant, le gouvernement doit se pencher sur le cadre juridique entourant l’utilisation de ces systèmes de détection semi-automatiques.

Ce nouveau plan fédéral de sécurité routière veut donner un rôle central aux nouvelles technologies dans la lutte contre les accidents de la route. Il sera accompagné par une trentaine d’autres mesures. Avec ces méthodes, le gouvernement ambitionne de réduire le nombre de morts à zéro pour 2050 et de diminuer le nombre de blessés graves de 90 %.